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jeudi 22 mai 2014

Tepco a déversé dans le Pacifique 561 tonnes d’eaux radioactives souterraines avec la dérivation.




↑ Ils déclarent que les eaux déversées sont assez sûres mais l’équipe à la manoeuvre reste en combinaison intégrale devant les caméras. On y lit “METI” dans le dos : Ministry of Economy, Trade and Industry = Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie.

Article lié : Tepco a commencé les pompages de la dérivation : la radioactivité en tritium a grimpé à 87 % de la limite de sécurité visée [Lien].

Le 21 mai 2014, Tepco a au final déversé dans le Pacifique 561 tonnes d’eaux souterraines de la dérivation.
Selon leurs dernières analyses, 1 100 000 Bq/m³ (1,1 million) de tritium ont été relevés dans l’échantillon d’eaux souterrains pris le 19 mai 2014. Tepco affirme que les eaux des autres puits de dérivation sont moins radioactives, qu’ils peuvent diluer cette radioactivité en la mélangeant avec des eaux moins contaminées.

Ils ne recherchent pas le plutonium-238/239/240 et l’uranium-235/238 dans les eaux qu’ils rejettent. De plus, ce rejet ne fait diminuer que de 10 à 25% le flot des eaux souterraines qui s’écoulent dans les bâtiments de la centrale. (cf. [Édito Vidéo] Les entretiens du Fukushima Diary : “Tepco lessive le plutonium dans le Pacifique, un risque énorme pour un effet minimum”) [Lien]

Article lié : [Hypothèse plafond dépassée] Les eaux de la dérivation sont déjà au-delà de la limite de sécurité / Tepco : “on n’arrêtera pas de pomper” [Lien]



http://www.tepco.co.jp/cc/press/2014/1236543_5851.html
http://www.tepco.co.jp/cc/press/2014/1236552_5851.html
http://www.tepco.co.jp/cc/press/2014/1236553_5851.html
http://www.tepco.co.jp/nu/fukushima-np/f1/smp/2014/images/pump_well_14052101-j.pdf
http://photo.tepco.co.jp/date/2014/201405-j/140521-01j.html

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Source : http://fukushima-diary.com/2014/05/tepco-discharged-561t-of-bypass-contaminated-groundwater-to-the-pacific/

lundi 12 mars 2012

28/02 Survol en hélicoptère de la centrale de Fukushima


Depuis peu, l'autorisation de survol de la centrale de Fukushima Daiichi est passée de 20 km à 3 km.
Le 28 février une chaîne TV japonaise zoomait sur les réacteurs.....
Le black-out de nos médias sur la situation au Japon est inadmissible.
Seule la chaîne tv ARTE consacre une soirée THEMA le 6 mars prochain.
Source : Agoravox

Filmer la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi du ciel était interdit jusqu'ici, sauf dans la zone des 20 km, par le ministaire du territoire, des infrastructures, du transport et du tourisme.

Mais cette règle a récemment été assouplie substantiellement et aujourd'hui les médiats peuvent approcher à 3 km de distance de la centrale.

Voici une vidéo que la station de TV (Asahi) a prise pour la première fois après l'assouplissement du règlement.
Vous pouvez voir plus clairement comment sont endommagées les installations.
De nombreux ouvriers travaillent vraiment très dur en haut des bâtiments des réacteurs.
Source : France télévisions

Dossier 28.08.2012

A voir aussi en France : 

mercredi 1 février 2012

Le Japon se prépare à se passer du nucléaire dès cet été



Le ministre nippon de l'Industrie a reconnu jeudi que le Japon pourrait n'avoir plus aucun réacteur nucléaire en activité cet été à cause des réticences de la population et des autorités locales à accepter le redémarrage des nombreuses unités arrêtées.

Yukio Edano a prévenu dans un entretien accordé à l'agence Dow Jones Newswires qu'il ne pouvait s'engager sur un calendrier pour la réactivation des tranches stoppées. "Si nous fixions une date pour la relance de réacteurs, cela signifierait que nous tirons par avance des conclusions positives sur la sécurité et, dans ce cas, nous ne pouvons pas obtenir la compréhension du peuple", a-t-il expliqué. "Nous devons dès lors prendre des dispositions au cas où plus aucune centrale nucléaire ne serait exploitée dans les prochains mois et surtout lors des pics de consommation estivaux", a-t-il ajouté.

Sur le parc japonais de 54 réacteurs, seulement cinq restent encore en activité, mais ils doivent être stoppés d'ici à mai et nul ne sait quand les autres tranches pourront être remises en service. A la suite du tremblement de terre et du tsunami qui, le 11 mars, ont causé l'accident à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (nord-est), une quinzaine de réacteurs ont été subitement arrêtés dans les centrales du nord-est, puis deux autres tranches présentant des risques à Hamaoka (centre). Le redémarrage de tous les autres réacteurs stoppés pour une session de maintenance régulière (obligatoire après 13 mois d'exploitation), ou à cause des secousses sismiques, est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l'approbation des autorités locales, ce qui retarde l'échéancier habituel.

Les compagnies d'électricité, qui appellent la population et les entreprises à réduire leur consommation, sont forcées de remettre en exploitation des centrales thermiques afin de compenser. Le gouvernement étudie pour sa part des plans d'urgence pour faire face à une éventuelle pénurie de courant. "Passer l'été sans énergie nucléaire sera extrêmement difficile", a prévenu le ministre, mais il a dans le même temps souligné que les contrôles de sécurité ne pouvaient être accélérés juste pour obtenir leur redémarrage à temps.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploitait les deux centrales de la préfecture de Fukushima et qui dessert la mégapole de Tokyo, estime pour sa part qu'il est quasi certain qu'aucun de ses réacteurs ne fonctionnera cet été. (belga)

mardi 3 janvier 2012

Bonne année 2012 Le réveillon du désespoir


Les réfugiés chassés de chez eux par la crise nucléaire de Fukushima n'ont pas le coeur à célébrer une nouvelle année dont ils disent ne pas avoir grand-chose à attendre.

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Dans la zone sinistrée, en juillet 2011. (photo: Keystone/AP)
Le 1er janvier est l'une des fêtes les plus importantes pour les Japonais, qui profitent de ces quelques jours de congés pour se réunir en famille, visiter des temples et faire des agapes.
Mais ce réveillon sera certainement empreint de tristesse pour les dizaines de milliers de personnes forcées de fuir en quelques heures leur domicile lorsque les réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi ont commencé à cracher des particules radioactives, après le passage du tsunami géant du 11 mars.
«Je ne peux pas dire bonne année»
Beaucoup des quelque 1.000 réfugiés accueillis dans une tour de 36 étages de Tokyo confient que l'humeur n'est pas à la célébration, après les mois terribles qu'ils viennent de vivre.
«Je ne peux pas dire bonne année cette année car je ne me sens pas heureux», déclare à l'AFP Yuji Takahashi, qui habite depuis avril dans cet immeuble appartenant au gouvernement.
Le séisme de magnitude 9 qui a déclenché un gigantesque tsunami sur les côtes nord-est du Japon, a également fait quelque 20.000 morts et disparus.
Les années précédentes, les membres de la famille de M. Takahashi se réunissaient dans sa maison de Tomioka, située à 6 kilomètres de la centrale nucléaire, pour boire du saké et déguster les plats d'«osechi», confectionnés traditionnellement pour le Nouvel An à base de légumes du potager.
«C'était si bien, si joyeux, mais je ne peux pas le faire cette année», regrette cet ancien instituteur de 68 ans.
Vie changée de fond en comble
«Ma vie a complètement changé. Je ne sais pas pendant combien de temps je vais devoir vivre comme ça. C'est le plus désespérant. Je préférerais presque que le gouvernement nous dise que nous ne pourrons jamais revenir chez nous. J'essaye de me préparer au pire.»
Le Japon a annoncé que le démantèlement des réacteurs endommagés par le tsunami pourrait prendre 40 ans et que certaines zones proches du site pourraient être inhabitables pendant plusieurs décennies.
Shigeko Sasaki, dont la maison à Namie a été emportée par le raz-de-marée, est en colère contre le gouvernement qui l'a hébergée dans un immeuble surplombant la baie de Tokyo.
«J'ai peur de l'eau», dit-elle. «Pourquoi (le gouvernement) nous a-t-il mis si près de la mer? Au début, j'ai cru que je ne pourrais pas vivre ici.»
Depuis, cette femme de 61 ans s'est habituée à regarder la mer qui a si cruellement ruiné sa vie. Mais elle ne peut pas s'empêcher de voir l'avenir en noir.
«Nous devons trouver un endroit où nous fixer, et tous les gens avec lesquels j'ai sympathisé ici vont à nouveau être dispersés», regrette Mme Sasaki.
Réacteurs sous contrôle
A la mi-décembre, le premier ministre Yoshihiko Noda a annoncé que les réacteurs de Fukushima étaient désormais sous contrôle. Le gouvernement va en conséquence procéder d'ici avril à un redécoupage des zones d'habitation autour de la centrale en fonction des niveaux de radioactivité.
Mais Kozo Misawa, 69 ans, dont la maison et le restaurant sont situés dans une zone qui pourrait être de nouveau considérée comme «habitable», ne s'en réjouit pas pour autant car, dit-il, les communautés qui vivaient là-bas ont toutes été détruites.
«C'est facile pour le gouvernement de dire: C'est réglé. Vous pouvez rentrer chez vous , mais comment pouvons-nous retrouver notre vie d'avant?»
Il pense que même si la zone est rouverte, beaucoup de commerces, de restaurants et d'hôpitaux qui font l'âme d'une ville risquent de rester fermés.
«C'est dur de vivre sans savoir où l'on va», reconnaît M. Misawa, qui n'a pas encore décidé s'il allait regagner son domicile à Minamisoma, au printemps prochain.
Il a même renoncé cette année à envoyer des cartes de voeux, une tradition pourtant scrupuleusement respectée au Japon. «Nous n'avons pas le coeur à écrire bonne et heureuse année », confie-t-il.
(afp)