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mardi 1 mai 2012

Le scandale étouffé de l'uranium appauvri.


Par zevengeur @ 2008-04-17 – 22:45:00

« Notre rôle n’est pas d’être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie. » Albert Londres

On sait depuis longtemps que certains agissements irresponsables de l'homme hypothèquent très fortement le futur de la planète, ce n'est pas un scoop.

On pense par exemple aux rejets de CO2 issus des hydrocarbures qui provoquent un réchauffement général annonciateur de cataclysmes à venir ou à la culture à grande échelle sous la pression des lobbies des semences OGM qui viennent cancériser la biodiversité naturelle et transformer les agriculteurs en laquais des lobbies biotech, cultures dont la toxicité sur l'homme est de plus avérée.

Une autre grande menace très peu médiatisée pour l'instant pèse sur cette terre, il s'agit de la dissémination de l'uranium appauvri qui fait suite à son utilisation militaire sans limites en particulier par l'armée des États Unis.

Vous allez tout savoir sur le sujet, attachez votre ceinture c'est parti !

Commençons par le commencement....

De quoi est constitué l'univers ?
Vous souvenez vous de vos cours de physique au lycée ?
Chaque atome de matière est constitué de 3 composants :
- des protons et des neutrons qui sont liés et qui constituent le noyau de l'atome
- des électrons qui tournent autour du noyau

L'univers matériel est constitué à partir de seulement 90 éléments de base que l'on trouve à l'état naturel.
Ces éléments sont classés dans le célèbre tableau périodique de Mendeleïev :


Ce qui distingue ces éléments les uns des autres est le nombre de protons constituant leur noyau atomique, le plus léger l'hélium possède 1 proton et le plus lourd l'uranium en possède 92, ceux qui vont au delà de 92 ne sont pas stables.
Un élément donné peut présenter différentes variantes qui sont appelés des isotopes, nous ne rentrerons pas dans des détails trop techniques ici, les isotopes d'un atome diffèrent seulement par leur nombre de neutrons et d'électrons, le nombre de protons restant constant.
Les isotopes de par leur déséquilibre en nombre de particules sont fréquemment radioactifs, mais nous y reviendrons.

Le cas de l'uranium
Dans la nature, on trouve des gisements d'uranium à l'état naturel mais la teneur en uranium de ces gisements est de quelques kilogrammes par tonne de minerai extrait, la radioactivité est donc faible.
Cependant l'extraction de ce minerai dégage des poussières très dangereuses pour les mineurs en cas d'inhalation.
Voir ce rapport du Criirad (format PDF) concernant les méfaits au Niger de la Cogema qui exploite les mines d'uranium.

Composition du minerai extrait des mines :


Après l'extraction du minerai, la première opération consiste à concentrer l'uranium de ce dernier pour obtenir un corps appelé "yellow cake" constitué de 75% d'uranium pur environ, la radioactivité commence cette fois à devenir très dangereuse dans certaines conditions.




Composition du "Yellow cake" :
L'uranium pur est constitué de 2 isotopes dans une proportion de 99.28% d'Uranium 238 et 0.71% d'uranium 235.
L'uranium 235 (U235) est très fortement radioactif, on ne peut pas le manipuler manuellement, l'U238 est beaucoup moins radioactif mais pour autant il s'agit d'un matériau qui est très loin d'être inoffensif.

La radioactivité et ses effets sur la cellule
La radioactivité découverte par Becquerel est produite par la désintégration des noyaux atomiques qui éjecte des protons et des rayonnements à l'extérieur de la matière.
Au bout d'une certaine durée appelée période, la radioactivité d'un bloc de matière est diminuée de moitié.
Au bout de 2 périodes, la radioactivité est donc passée au 1/4 de sa valeur initiale.
Ces protons et ce rayonnement peuvent être très dangereux pour l'être humain en fonction de leur niveau d'émission et de la durée d'exposition.
En particulier, un proton éjecté peut traverser une cellule vivante située à courte distance en la perçant comme un baudruche ou pire atteindre l'ADN du noyau.
Cette cellule peut alors mourir ou être altérée génétiquement pouvant conduire à des cas de cancer ou des malformations s'il s'agit d'une cellule de l'embryon.

Effets sur l'être humain.
Une personne soumise à de fortes doses de radiations peut décéder très rapidement sous l'effet de la mort d'un trop grand nombre de ses cellules (Hiroshima).
Si par contre la victime ne meurt pas rapidement, les effets les plus graves sur le corps humain vont de l'apparition de cancers pouvant se déclarer plusieurs années après, ou l'induction de malformations chez les nouveaux nés dans le cas de femmes enceintes ayant inhalé ou avalé des poussières toxiques stockées par l'organisme sur le long terme.

Uranium enrichi et uranium appauvri
L'enrichissement de l'uranium consiste à augmenter le taux d'U235 dans le produit fini.

Un Uranium enrichi avec un taux de 5 à 10% dans le produit final est utilisé comme combustible des centrales nucléaires.

Uranium enrichi pour les centrales nucléaires :
Il est également utilisé dans les bombes atomiques à fission nucléaire avec un taux d'enrichissement de 90% environ.










Uranium enrichi pour les bombes A :
L'une des techniques d'enrichissement consiste à séparer l'U235 et l'U238 à l'aide des fameuses centrifugeuses dont on parle beaucoup actuellement au sujet de l'Iran.
Après passage dans les centrifugeuses, on obtient d'un coté l'uranium enrichi à forte teneur en U235 qui sera utilisé et de l'autre coté un déchet appelé "Uranium appauvri" constitué à 99.7% d'U238 qui sera mis de coté.
Les pays qui ont une industrie d'enrichissement de l'uranium ont donc d'importants stocks d'uranium appauvri non utilisé (USA, France, Grande Bretagne).

Résidu = Uranium appauvri :
Le point important est de noter que l'uranium appauvri n'est que 20% moins radioactif que l'uranium naturel concentré (Yellow Cake).

La période de l'uranium 238 est de 4.5 Milliards d'années, à chaque seconde 1 Kg d’UA est le siège de 40 millions de désintégrations nucléaires.
La durée pour transformer l'uranium appauvri en un corps inerte se chiffe donc en dizaines de milliards d'années !

Intérêt militaire de l'uranium appauvri
Depuis environ 20 ans, l'industrie militaire a découvert un grand intérêt tactique à l'utilisation de l'uranium appauvri dans les projectiles.
En effet, un obus renforcé à l'uranium appauvri possède une force de pénétration des blindages sans équivalent.

Voilà à quoi cela ressemble :


Obus perforant US M829 ; la flèche (en blanc) est composée d’un alliage d’uranium.

Le principe d'utilisation est donc le suivant :
le projectile est lancé à grande vitesse contre le blindé ou le bunker ennemi, la pointe renforcée en uranium appauvri perce le blindage grâce à son énergie cinétique puis l'obus explose à l'intérieur où se trouvent les occupants et les munitions, on imagine le résultat...

On trouve bien entendu toute la gamme de munitions depuis les cartouches gros calibres en passant par les obus puis les missiles.


L'avion A10 tueur de chars
Le célèbre avion avion A10 Thunderbolt "tueur de chars" possède une mitrailleuse gatling chargée d'obus à l'uranium appauvri qui a une cadence de tir de 3800 coups à la minute, en voici une vidéo promotionnelle :
Traduction de la vidéo YouTube :
Le Fairchild-République A-10 Thunderbolt II est un monoplace, biréacteur moteur conçu pour fournir un appui aérien rapproché (CAS) des forces terrestres par des chars d'assaut, véhicules blindés, et d'autres cibles au sol. Comme une mission secondaire, il fournit l'air de contrôle aérien avancé, guidage des aéronefs autre attaque contre des cibles terrestres. Il est le premier avion US Air Force conçu exclusivement pour l'appui aérien rapproché (CAS) des forces terrestres. Le surnom officiel vient de la P-47 Thunderbolt de la Seconde Guerre mondiale, un avion qui a été particulièrement efficace à la mission CAS. Cependant, le 10 A-est plus communément connu sous le nom Warthog ou tout simplement du porc. Dans l'inventaire USAF, de la même cellule est également désigné OA-10 lorsqu'il est utilisé principalement dans un rôle de contrôle aérien avancé.
Remarquez bien la quantité de poussière dégagée lors de la destruction d'un blindé, les obus sont vaporisés en très fines particules sous l'effet pyrophore de l'uranium qui prend feu spontanément dès lors où il est divisé en très fines particules.

Et bien entendu, toute la zone au voisinage des impacts se retrouve fortement polluée à l'uranium qui va pénétrer dans le sol, de plus et il est important de le noter, la poussière radioactive sous forme d'aérosol peut stagner dans l'air avant d'être transportée par les vents et les courants.
Ces aérosols peuvent donc être inhalées ou avalées des jours, des semaines ou des années plus tard et pas forcément au voisinage d'une carcasse de blindé détruite.

Les armes à uranium appauvri ont été utilisées sur plusieurs champs de bataille comme l'Irak, l'Afghanistan et le Kosovo.

Irak
Le porte-parole de l'armée US Eric Daxon admet qu'environ 940 000 obus ont été tirés lors de la guerre du golfe correspondant à environ 300 tonnes d'uranium appauvri.
Cet uranium a été vaporisé en très fines particules radioactives.

Ces particules ont d'abord pollué le champ de bataille puis ont traversé le sol pour atteindre les nappes phréatiques.
D'autres particules se sont ensuite dispersées à grande distance sous l'effet des vents ascendants puis des pluies radioactives sont venues les renvoyer au sol.

La présence d'uranium appauvri a même été détectée en Grande Bretagne avec des taux mesurés jusqu'à 300% de la normale 9 jours après les bombardements, la France a heureusement été épargnée car on sait depuis Tchernobyl que les nuages radioactifs ne traversent pas nos frontières !

Les personnes vivant dans les zones polluées ont alors été contaminées en respirant l'air chargé de poussières et en buvant de l'eau polluée par des particules d'uranium, l'aspect ironique de l'histoire est que ces particules ne font pas la différence entre les Irakiens et les soldats américains de la force d'invasion, ces derniers ont donc présenté ce que l'on a appelé pudiquement le syndrome de la guerre du golfe.

Effets constatés sur les populations
Les effets constatés sur les populations sont les suivants :
- multiplication par 10 des taux de cancers sur plusieurs années
- apparitions de cancers doubles ou triples dont certains inconnus
- très graves malformations chez des enfants dont la mère a été exposée aux poussières d'uranium appauvri (multiplication du nombre de cas par 30)

Sur 500 000 soldats US ayant participé à la guerre du golfe plus de 250 000 ont eu besoin de soins médicaux.
Les taux de cancer ont également explosé dans cette population et de nombreux cas de malformations similaires à ceux de l'Irak ont été constatés chez des enfants de soldats US conçus bien entendu après leur retour.

Taux de cancers dans la région de Bassora qui a subit de nombreux bombardements par des armes à l'uranium :

C'est arrivé près de chez vous
Voilà des images de bébés irakiens mal formés dont l'ADN des cellules de l'embryon a été touché par la radioactivité des poussières ingérées et stockées par la mère, attention, ces images sont dures à regarder :
http://www.xs4all.nl/~stgvisie/VISIE/extremedeformities.html
Vous remarquerez que l'un des clichés concerne un bébé naméricain né sans bras issu d'un père vétéran de la guerre du golfe.

CONCLUSION
Voici la chaine "ali-mort-aire" de l'uranium entre son extraction et ses effets finaux :
Les données scientifiques ainsi que les faits résumés ici démontrent amplement les terribles effets induits par l'utilisation des armes à l'uranium sur les populations civiles.
Par ailleurs, les sols et les nappes phréatiques dans les zones de guerre sont pollués ad vitam eternam par les matières radioactives.

Il faudra bien qu'un jour, dans un an, dans 10 ans ou dans 1 siècle que les crimes de guerre avérés, doublés de crimes contre l'humanité avérés également perpétrés par les américains, soient au même titre que ceux commis par les nazis, jugés et reconnus comme tels dans les livres d'histoire à défaut d'être punis.

Voilà, je laisse le lecteur conclure lui même sur cette étude réalisée en lieu et place des journalistes d'investigations, métier qui n'existe plus depuis bien longtemps dans les médias.
Mais il faut bien que quelqu'un s'en occupe !

J'ai oublié de préciser que l'armée française possède également des munitions à l'uranium appauvri...

Voici donc l’excellent reportage : Le scandale des armes a l'Uranium appauvri.



Source : http://french-revolution-2.blog.fr/2008/04/17/et-un-scandale-de-plus-l-uranium-appauvr-4012799/

mercredi 18 janvier 2012

Flamanville, écartez les enfants !


La centrale de Flamanville (ici l’EPR en construction) comme les autres centrales nucléaires françaises, serait source de risque sanitaire pour les enfants vivant à proximité


Les enfants qui vivent à proximité des centrales nucléaires sont plus exposés au risque d’être atteints d’un cancer.

Vivre à proximité d’une centrale nucléaire présentet- il des risques pour la santé ? Pendant longtemps, cette question avait reçu peu de réponses satisfaisantes ou du moins convaincantes. Sauf de la part des exploitants de ces installations, qui ont toujours affirmé que ce voisinage ne présentait aucun danger d’ordre sanitaire.

C’est d’ailleurs pourquoi lorsque Jean-François Viel, professeur de médecine à la faculté de Besançon, a publié au milieu des années 1990 une étude faisant état d’un excès de leucémies et de cancers infantiles autour de l’établissement Areva (alors Cogéma) de La Hague, il a essuyé un feu nourri de très violentes critiques. A la mesure de la tempête qu’il avait soulevée. En cause : les méthodes statistiques employées et une population étudiée considérée comme insuffisamment nombreuse et pas assez représentative.

“Les centrales ne sont pas des parcs d’attraction’’

Aujourd’hui le scientifique doit éprouver un profond sentiment de revanche au vu des résultats d’une nouvelle étude, parue le 5 janvier dans une revue médicale de référence, “l’International Journal of Cancer”. Cette étude confirme la réalité et le sérieux du “lièvre” qu’avait soulevé le professeur Viel. Menée de 2002 à 2007 autour de 19 centrales nucléaires françaises, dont celle de Flamanville, par une équipe de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), et du centre anticancéreux de Villejuif, ce que l’étude montre n’est malheureusement pas très rassurant. Elle révèle ainsi un doublement de la fréquence d’apparition des leucémies infantiles chez les enfants de moins de 15 ans vivant à proximité des centrales nucléaires, c’est-à-dire dans un rayon de 5 kilomètres. L’augmentation représente même 2,2 fois cette fréquence chez les enfants de moins de 5 ans.

Signal sanitaire important

L’étude, d’une rigueur scientifique incontestable, est d’autant plus sérieuse qu’elle utilise une technique appelée géocodage, beaucoup plus fine que celle appliquée dans les travaux précédents. En clair, plutôt que d’étudier une commune dans son ensemble, les scientifiques ont observé les cas de leucémie, rue par rue, en fonction de leur éloignement de la centrale.

L’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest, l’Acro, observe que “ces mêmes équipes, dans une étude semblable menée de 1990 à 2001 avaient conclu à l’absence d’augmentation du risque de leucémies autour des sites nucléaires français”.

Ces résultats vont non seulement dans le sens de ceux obtenus par Jean-François Viel, mais encore dans celui des résultats d’autres études menées dans le passé autour de sites nucléaires britanniques et allemands, dans ce dernier cas par le registre des cancers de Mayence. Pour Jean-Pierre Minne, membre du réseau “Sortir du nucléaire”, si l’étude qui vient d’être publiée mérite sûrement un satisfecit, en revanche il trouve “curieux que l’IRSN n’établisse pas de relation avec la radioactivité présente dans l’environnement des centrales nucléaires : ce ne sont pourtant pas des parcs d’attraction !”

De son côté, l’ACRO estime que les autorités “doivent prendre en compte ce nouveau signal sanitaire important.” Et l’association de plaider pour un élargissement de l’étude à l’ensemble des installations nucléaires et non plus aux seuls réacteurs et au-delà pour des études d’envergure internationale.

EDF Flamanville : le plein d’activité

L’année 2011 a été pour le chantier EPR de Flamanville une “année charnière”. 2012 sera une “année de concrétisation”. Celle qui consistera, petit à petit, à “remplir les boîtes” de câbles, de conduites, de réseaux et de matériels divers. L’électromécanique prend ainsi le pas sur le gros oeuvre et le génie civil. Cette année, 3 600 personnes ont oeuvré sur le chantier. 5 millions d’heures de travail seront programmées en 2012 sur un site qui a déjà nécessité 16 millions d’heures depuis son ouverture. La pose du dôme du réacteur se fera dans le courant de l’été prochain.

Parallèlement, 60 000 heures de formation ont été apportées aux 350 futurs exploitants du nouveau réacteur. Une équipe qui en attendant la mise en marche de l’EPR prévue pour 2016, est en partie envoyée dans les différentes centrales de France pour acquérir de l’expérience. Des échanges sont aussi en cours avec le chantier des deux EPR en cours de construction en Chine, mais aussi en Grande- Bretagne où sera également construit un réacteur de cette même famille.

900 jours de production

Concernant les réacteurs 1 et 2 de la centrale EDF de Flamanville, là encore l’activité bat son plein puisque les deux réacteurs mis en service en 1986 et 1987 enregistrent aujourd’hui la meilleure performance du parc nucléaire français. Soit 900 jours de fonctionnement sans interruption et une disponibilité de plus de 85 %. Ils ont ainsi produit à eux seuls, 18 milliards de kilowatt/heure soit 4 % de la production nationale d’électricité.

EDF Flamanville précise que ses rejets sont “nettement inférieurs” à la limite annuelle autorisée. Qu’il s’agisse du tritium (19 % de la limite annuelle dans l’air et 79 % dans la mer) des gaz rares, (4,4 %) ou encore de l’iode (19 %).

Eoliennes marines : résultat des courses à la mi-avril

Afin de doter la France à l’horizon 2020 de 1 200 éoliennes marines représentant une puissance électrique installée de 6 000 mégawatts, le gouvernement a lancé le 12 juillet 2011 un appel d’offres portant sur une première tranche de 600 machines et 3 000 mégawatts. Ces dernières doivent être implantées sur cinq sites au large des côtes de la Manche et de l’Atlantique : Le Tréport (150 éoliennes), Fécamp (100 éoliennes), Courseulles-sur-Mer (100 éoliennes), la baie de Saint-Brieuc (100 éoliennes), et l’estuaire de la Loire à Saint-Nazaire (150 éoliennes).

Deux fois 500 personnes

Globalement, ce projet représente un investissement de 10 milliards d’euros avec de 6 000 à 8 000 emplois à la clé. Mercredi 11 janvier, date limite pour le dépôt des candidatures, trois consortiums industriels emmenés par EDF énergies nouvelles, GDF Suez et l’espagnol Iberdrola, avaient déposé des dossiers.

Aux côtés du premier se trouvent Alstom, Don Energy, WPD Offshore, et Nass and Wind offshore. Il intéresse la Basse-Normandie car Alstom a choisi Cherbourg, en plus de Saint-Nazaire, pour implanter les unités de production, qui emploieraient 500 personnes dans chacun de ces deux ports. GDF Suez, lui, conduit deux consortiums, l’un avec Vinci et Areva, qui a exprimé sa préférence pour Le Havre, l’autre avec Siemens et Vinci. Enfin dans le consortium d’Iberdrola se trouvent Areva, Eole-res, Neoen marine et Technip.

Le choix du gouvernement sera rendu public à la mi-avril 2012. Il se fera à partir de trois critères : le prix du projet, ses répercussions industrielles, et l’environnement du site. Après quoi interviendra le lancement du second appel d’offres, identique au premier.

Publié par C.B le 18/01/2012 à 10h45

vendredi 13 janvier 2012

LEUCÉMIES ET CENTRALES NUCLÉAIRES : DÉSINFORMATION OU INFORMATION ?

Une étude publiée par le International Journal of Cancer sur les cas de leucémies infantiles autour des centrales nucléaires françaises a donné lieu a des articles et déclarations très éloignés de la vérité.
► L'article scientifique est  ici. Rares sont les commentateurs qui l'ont lu. C'est un mensonge pur et simple que d'affirmer que cet article scientifique permet de conclure que la radioactivité due aux centrales nucléaires provoque des leucémies chez les enfants.
► Son information principale est en réalité celle-ci : sur la période 1990-2007, il n'y a pas d'excès de cancer du sang (leucémies) chez les enfants de moins de 15 ans vivant à moins de 5 km d'une centrale nucléaire . En effet l'excès relevé entre 2002 et 2007 est compensé par un déficit par rapport aux nombres de cas attendus entre 1990 et 2002. Il faut noter que l'on compte environ 500 cas de leucémie infantile par an en Métropole, soit 2.753 entre 2002 et 2007 et 5.356 entre 1990 et 2001. Il est évident que lorsqu'une statistique porte sur des cas rares (14 cas en 2002/2007, 24 entre 1990 et 2007 à moins de 5km d'une centrale nucléaire), une durée de 6 ans d'observation signifie une mauvaise qualité d'information relativement à une durée de 17 ans d'observation du même phénomène. Il faut donc retenir la statistique longue et non pas la statistique courte.
► L'article scientifique stipule de manière claire que la radioactivité émise par les centrales nucléaires ne peut être une cause de l'excès de leucémies infantiles relevé sur la courte période 2002 -2007. Pour une raison simple : cette radioactivité est mille fois plus faible que la radioactivité naturelle. La  conclusion de l'article : il n'y a pas d'association entre la proximité plus ou moins importante des cas avec la centrale, à l'intérieur de la zone des 5 kilomètres. Cette absence de corrélation est relevée y compris pour la période 2002/2007. En outre, les centrales nucléaires ne sont pas le facteur principal de variation de la radioactivité sur le territoire métropolitain. En d'autres termes, un enfant vivant près de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine est moins exposé à la radioactivité qu'un enfant vivant loin de toute centrale nucléaire mais sur un territoire granitique et fortement émetteur de radon, comme en Limousin, en Bretagne centrale, ou à la Bourboule. Si l'on veut véritablement étudier l'effet de variations faibles de radioactivité sur l'incidence des leucémies infantiles, il faut faire une cartographie des zones à forte émission de radon car si il y a un effet, il sera beaucoup plus fort que celui des centrales nucléaire. Ce travail est en cours.
► Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse, les études sur 198 sites nucléaires européens n'ont montré un excès de leucémies infantiles que dans trois cas (Sellafield, Dounreay et Krummel).
► L'Autorité de sûreté nucléaire a mis en place un groupe de travail pluraliste, avec des associations, sur la thématique des leucémies infantiles, son dernier rapport est disponible ici. Et ici.
► Les explications de l'IRSN sont ici . En voici la conclusion :
«Les nouveaux résultats sont obtenus sur une période courte de 6 ans (2002-2007), et les effectifs sont donc très faibles, ce qui limite l’interprétation des résultats. Ceux-ci semblent en particulier très sensibles aux dernières années d’enregistrement (2006-2007). Notons que sur l’ensemble de la période pour laquelle des données sont disponibles (1990-2007), il n’apparait plus d’excès. Les résultats obtenus sur la période 2002-2007 apparaissent différents des résultats antérieurs. Ils doivent être mis en perspective avec les autres résultats disponibles par ailleurs, et la persistance d’un excès de risque potentiel devra être confirmée dans le futur. A ce titre, ces résultats singuliers ne permettent pas aujourd’hui de remettre en cause le bilan global des connaissances sur les risques autour des installations nucléaires.
Dans cette étude, la collaboration de l’IRSN a permis d’apporter ses compétences dans le domaine des faibles doses, que ce soit sur la connaissance des effets à long terme des expositions aux rayonnements ionisants ou sur la caractérisation de l’exposition de la population. En particulier, ces compétences en modélisation ont permis l’élaboration d’un zonage basé sur la dispersion des rejets gazeux des centrales nucléaires. Il n’apparait pas d’excès de leucémies sur la période 2002-2007 lorsque l’on utilise ce zonage.
Même s’il repose sur une approche assez élaborée (considération d’un spectre de 12 radionucléides, utilisation de données de rejet réelles, données météorologiques locales de direction et de force des vents et de précipitations, modélisation du transfert dans les différents compartiments de l’environnement, considération des différentes voies d’exposition (inhalation, ingestion, exposition externe due au dépôt, utilisation de coefficients de dose spécifiques de l’organe pertinent…), il doit être rappelé que ce zonage ne prétend en aucun cas permettre l’estimation des doses de chaque individu (qui nécessiterait de disposer des données personnelles du vécu et du comportement de chacun). Il propose simplement une approche tenant mieux en compte les spécificités locales des sites, et en ce sens, représente une réelle amélioration par rapport à l’utilisation de simples cercles concentriques. L’absence d’excès observé avec ce zonage ne va pas dans le sens d’un lien entre les rejets radioactifs des installations et le risque de leucémie infantile. Cette différence de résultats entre l’utilisation de la simple distance ou du zonage des doses illustre de plus la sensibilité des résultats aux choix méthodologiques d’analyse.
Une limite importante du présent travail est l’absence de données individuelles sur l’historique résidentiel, sur le vécu des enfants, sur le déroulement de la grossesse ou les expositions des parents. L’absence de ces données limite l’interprétation qui peut être faite des résultats observés. Notons néanmoins que l’analyse réalisée dans GEOCAP a permis tenir compte de la proximité de lignes à haute tension.
Une des forces de l’étude GEOCAP de l’INSERM est qu’elle vise à analyser plusieurs facteurs de risque environnementaux potentiels des leucémies infantiles (proximité des lignes à haute tension, radioactivité naturelle, proximité d’axes routiers ou de stations essence…). In fine, cette étude devrait permettre une analyse multifactorielle du risque de leucémies infantiles, et contribuer ainsi à l’amélioration des connaissances sur les causes des leucémies infantiles.
En conclusion, l’étude observe un excès potentiel de leucémies infantiles dans un rayon de 5 km autour des centrales nucléaires françaises sur la période 2002-2007. Ce résultat repose sur des effectifs très faibles, et n’est pas confirmé sur une période plus longue ou lorsque l’on utilise un zonage fondé sur la modélisation des rejets gazeux des centrales. Cette observation pourrait être due à des facteurs de risque non déterminés présents à proximité des installations nucléaires. Ce résultat pousse à un approfondissement des recherches sur les causes des leucémies infantiles.
Par ailleurs, une réflexion est en cours au niveau européen sur les questions scientifiques ouvertes sur les effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants au sein de la plateforme MELODI (Multidisciplinary European Low Dose Initiative, www.melodi-online.eu/). Cette plateforme regroupe plus d’une quinzaine d’organismes européens spécialisés en radioprotection ou impliqués dans la recherche aux faibles doses. Dans le cadre de cette plateforme, un séminaire de consensus va être organisé mi-2012 conjointement par l’IRSN et BfS (Office Fédéral de Radioprotection Allemand), sur la méthodologie des études des risques à proximité des installations nucléaires et la recherche des causes des leucémies infantiles. L’organisation d’un tel séminaire résulte également des conclusions du groupe de travail Installations nucléaires de base et leucémies de l’enfant » dirigé par le Pr Sommelet.»
Par Sylvestre Huet, le 13 janvier 2012

dimanche 18 décembre 2011

Fukushima: 360 000 enfants examinés

Fukushima: 360 000 enfants examinés
Une écolière japonaise dans le département de Fukushima, le 6 avril 2011.
REUTERS/Carlos Barria

Au Japon, les enfants de la région de Fukushima passent des examens médicaux depuis ce dimanche. Objectif: vérifier le taux de radioactivité dans la thyroïde. Les autorités sanitaires ont désormais promis un suivi permanent. 

Faire la lumière sur les conséquences de Fukushima. C'est ce que les familles japonaises demandent depuis plusieurs mois. La préfecture de Fukushima, où s'est déroulé en mars le plus grave accident nucléaire depuis Tchernobyl, a démarré dimanche des examens médicaux auprès de 360 000 enfants. Objectif: vérifier si les radiations ont entraîné des problèmes de thyroïde. Un mois plus tard, un second examen doit permettre de vérifier à nouveau la présence ou non de traces de radioactivité sur la glande thyroïde des enfants japonais.  
Lors de ce premier examen, 45% des enfants se trouvant à prioximité de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima ayant subi des contrôles avaient un taux de radiation élevé. Une étude non officielle, conduite par des docteurs dans la région de Fukushima, a raporté que dix de 130 enfants examinés avaient des problèmes hormonaux et souffraient de dysfonctionnement de la glande thyroïde. Mais les médecins ont précisé qu'à ce stade, ils ne pouvaient pas établir de lien formel entre les problèmes de santé de ces dix enfants et l'accident de Fukushima. 
Un suivi permanent des enfants
Beaucoup de parents réclament depuis plusieurs mois ce type d'examens, s'appuyant sur l'exemple de Tchernobyl en 1986. Après la catastrophe, les habitants des zones voisines avaient souffert de nombreux dysfonctionnements de la thyroïde. Désormais, les autorités ont promis un suivi permanent des enfants de moins de 18 ans qui habitent autour de la centrale de Fukushima 
Les autorités médicales vont ensuite tester 360 000 mineurs, qui habitaient aux abords de la centrale. Ils seront suivis régulièrement tout au long de leur vie. 
Le 11 mars, un séisme de magnitude 9 dans l'océan Pacifique a déclenché un tsunami géant qui a dévasté les côtes du nord-est du Japon, faisant quelque 20 000 morts et disparus, et provoquant un grave accident nucléaire à Fukushima Daiichi.  
Avec 
Source:
Par LEXPRESS.fr, publié le 10/10/2011 à 11:42http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/japon-examens-de-la-thyroide-pour-les-enfants-autour-de-fukushima_1038765.html

vendredi 25 novembre 2011

Nos enfants de Tchernobyl 1986 2011 (-18ans)


La catastrophe de Tchernobyl


Est un accident nucléaire qui s'est produit le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, située en Ukraine, qui faisait partie à l'époque de l'URSS.


25 ans après, quels sont les dégâts sur les enfants...
Vue la position éternelle de notre bon ROI et en attendant que le Monde prennent conscience qu'il n'y a pas d'autre solution que d’arrêter Le Nikl'air (Depuis Tchernobyl) & Nikl'eau (Depuis Fukushima Daiichi)

Attention photos choc.




Page 01 Nos enfants de Tchernobyl (Déjà)
Page 02 Nos enfants de Fukushima (Bientôt)
Page 03 Nos enfants de France
 (Avenir)