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lundi 24 juin 2013

Le réacteur n°5 de la centrale du Bugey à l'arrêt, après un incendie.

L'incendie qui s'est déclaré lundi 24 juin à 13 h 15 à la centrale nucléaire du Bugey, dans l'Ain, a provoqué l'arrêt automatique du réacteur no 5, le feu ayant pris sur l'alternateur qui lui est associé.  Cet incident se situe hors secteur nucléaire mais, suivant les consignes de sécurité, le réacteur s'est arrêté.


Le plan d'urgence interne déclenché par EDF est maintenu. Les pompiers sont sur place. EDF a indiqué à 15 h 50 que le feu était maîtrisé.

"L'événement ne nécessite pas, actuellement, le déclenchement du plan particulier d'intervention [un des volets du plan Orsec]. Toutefois, par mesure de sécurité, le centre opérationnel départemental a été activé", précise la préfecture.


Pour l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), cet incident n'est pas "un sujet de sûreté nucléaire". Impossible pour le moment de savoir quand le réacteur no 5 sera relancé. "L'exploitant doit vérifier l'état de l'alternateur. Et, s'il est gravement endommagé, il faudra le changer, ce qui empêchera alors le redémarrage du réacteur."

Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/24/incendie-a-la-centrale-nucleaire-du-bugey_3435658_3244.html

vendredi 27 janvier 2012

Un Breton soupçonné d'appartenir aux Anonymous mis en examen


Connu sous le pseudo de "Triskel", un Breton a été mis en examen, jeudi à Paris, révèle le site Owni. Il est soupçonné d'être un membre d'Anonymous, un mouvement de pirates informatiques qui a bloqué le site internet d'EDF au printemps dernier, après la catastrophe nucléaire de Fukushima. Ce que le jeune homme, qui habite dans la région de Loudéac, nie formellement.

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Pierrick Goujon, un jeune homme de 29 ans, connu sous le pseudo de "Triskel", raconte sur Owni comment il a été interpellé mardi matin chez lui et placé en garde à vue par des policiers de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), conduit à la gendarmerie de Loudéac, puis celle de Saint-Brieuc, avant d'être amené en région parisienne, au siège du Renseignement intérieur.

Au cours de ses 45 heures de garde à vue, explique le jeune Breton, il a répété aux policiers qu'il était totalement innocent des faits qui lui étaient reprochés

Il y a près de deux ans, si Pierrick Goujon avait fait parler de lui dans les pages du Télégramme, c'est en tant que porte-parole en Bretagne des Freegans, un mouvement qui lutte contre le gâchis en récupérant de la nourriture dans les poubelles.

Le site d'EDF attaqué après Fukushima
L'affaire pour laquelle il est aujourd'hui mis en examen ? A plusieurs reprises, les 20 et 23 avril et le 2 juin 2011, le site institutionnel d'EDF avait été bloqué dans le cadre d'une "attaque par déni de service" revendiquée par le groupe des Anonymous. Ce blocage du site avait entraîné un préjudice financier évalué à 160.000 euros.

Selon les éléments de l'enquête, c'est le mouvement Anonymous qui aurait lancé cette opération dans le sillage du mouvement d'opinion déclenché par l'accident de la centrale Fukushima au Japon le 11 mars. La campagne Greenrights, rappelle le site internet Owni, consistait à manifester sur les réseaux contre la dépendance au nucléaire.

Anonymous : un mouvement sans hiérarchie
Deux demandes d'entraide judiciaire ont été adressées à l'Allemagne et aux Etats-Unis. Une information judiciaire a été ouverte pour "accès et maintien frauduleux dans un système automatisé de traitement de données, entrave et participation à un groupement en vue de la participation à ces infractions". Elle vise en particulier à identifier d'autres participants à cette attaque, qui ciblait également les sites internet de General Electric et d'un opérateur italien.

Dépourvu de commandement central et de hiérarchie, Anonymous choisit ses cibles dans des salons de discussion sur internet, selon des experts en sécurité informatique.

Deux personnes mises en examen
Dans l'affaire EDF, outre Pierrick Goujon, un autre homme et une femme avaient été placés en garde à vue. Seules deux, dont le Breton, ont été présentées jeudi à un juge de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris. Elles ont été mises en examen pour "entente en vue de l'entrave au fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données".

Il a été interdit à Pierrick Goujon, placé sous contrôle judiciaire, de se rendre sur "tous réseaux, espaces ou forums de discussion dédiés aux Anonymous", précise Owni.

B.P. avec AFP

mercredi 18 janvier 2012

Flamanville, écartez les enfants !


La centrale de Flamanville (ici l’EPR en construction) comme les autres centrales nucléaires françaises, serait source de risque sanitaire pour les enfants vivant à proximité


Les enfants qui vivent à proximité des centrales nucléaires sont plus exposés au risque d’être atteints d’un cancer.

Vivre à proximité d’une centrale nucléaire présentet- il des risques pour la santé ? Pendant longtemps, cette question avait reçu peu de réponses satisfaisantes ou du moins convaincantes. Sauf de la part des exploitants de ces installations, qui ont toujours affirmé que ce voisinage ne présentait aucun danger d’ordre sanitaire.

C’est d’ailleurs pourquoi lorsque Jean-François Viel, professeur de médecine à la faculté de Besançon, a publié au milieu des années 1990 une étude faisant état d’un excès de leucémies et de cancers infantiles autour de l’établissement Areva (alors Cogéma) de La Hague, il a essuyé un feu nourri de très violentes critiques. A la mesure de la tempête qu’il avait soulevée. En cause : les méthodes statistiques employées et une population étudiée considérée comme insuffisamment nombreuse et pas assez représentative.

“Les centrales ne sont pas des parcs d’attraction’’

Aujourd’hui le scientifique doit éprouver un profond sentiment de revanche au vu des résultats d’une nouvelle étude, parue le 5 janvier dans une revue médicale de référence, “l’International Journal of Cancer”. Cette étude confirme la réalité et le sérieux du “lièvre” qu’avait soulevé le professeur Viel. Menée de 2002 à 2007 autour de 19 centrales nucléaires françaises, dont celle de Flamanville, par une équipe de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), et du centre anticancéreux de Villejuif, ce que l’étude montre n’est malheureusement pas très rassurant. Elle révèle ainsi un doublement de la fréquence d’apparition des leucémies infantiles chez les enfants de moins de 15 ans vivant à proximité des centrales nucléaires, c’est-à-dire dans un rayon de 5 kilomètres. L’augmentation représente même 2,2 fois cette fréquence chez les enfants de moins de 5 ans.

Signal sanitaire important

L’étude, d’une rigueur scientifique incontestable, est d’autant plus sérieuse qu’elle utilise une technique appelée géocodage, beaucoup plus fine que celle appliquée dans les travaux précédents. En clair, plutôt que d’étudier une commune dans son ensemble, les scientifiques ont observé les cas de leucémie, rue par rue, en fonction de leur éloignement de la centrale.

L’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest, l’Acro, observe que “ces mêmes équipes, dans une étude semblable menée de 1990 à 2001 avaient conclu à l’absence d’augmentation du risque de leucémies autour des sites nucléaires français”.

Ces résultats vont non seulement dans le sens de ceux obtenus par Jean-François Viel, mais encore dans celui des résultats d’autres études menées dans le passé autour de sites nucléaires britanniques et allemands, dans ce dernier cas par le registre des cancers de Mayence. Pour Jean-Pierre Minne, membre du réseau “Sortir du nucléaire”, si l’étude qui vient d’être publiée mérite sûrement un satisfecit, en revanche il trouve “curieux que l’IRSN n’établisse pas de relation avec la radioactivité présente dans l’environnement des centrales nucléaires : ce ne sont pourtant pas des parcs d’attraction !”

De son côté, l’ACRO estime que les autorités “doivent prendre en compte ce nouveau signal sanitaire important.” Et l’association de plaider pour un élargissement de l’étude à l’ensemble des installations nucléaires et non plus aux seuls réacteurs et au-delà pour des études d’envergure internationale.

EDF Flamanville : le plein d’activité

L’année 2011 a été pour le chantier EPR de Flamanville une “année charnière”. 2012 sera une “année de concrétisation”. Celle qui consistera, petit à petit, à “remplir les boîtes” de câbles, de conduites, de réseaux et de matériels divers. L’électromécanique prend ainsi le pas sur le gros oeuvre et le génie civil. Cette année, 3 600 personnes ont oeuvré sur le chantier. 5 millions d’heures de travail seront programmées en 2012 sur un site qui a déjà nécessité 16 millions d’heures depuis son ouverture. La pose du dôme du réacteur se fera dans le courant de l’été prochain.

Parallèlement, 60 000 heures de formation ont été apportées aux 350 futurs exploitants du nouveau réacteur. Une équipe qui en attendant la mise en marche de l’EPR prévue pour 2016, est en partie envoyée dans les différentes centrales de France pour acquérir de l’expérience. Des échanges sont aussi en cours avec le chantier des deux EPR en cours de construction en Chine, mais aussi en Grande- Bretagne où sera également construit un réacteur de cette même famille.

900 jours de production

Concernant les réacteurs 1 et 2 de la centrale EDF de Flamanville, là encore l’activité bat son plein puisque les deux réacteurs mis en service en 1986 et 1987 enregistrent aujourd’hui la meilleure performance du parc nucléaire français. Soit 900 jours de fonctionnement sans interruption et une disponibilité de plus de 85 %. Ils ont ainsi produit à eux seuls, 18 milliards de kilowatt/heure soit 4 % de la production nationale d’électricité.

EDF Flamanville précise que ses rejets sont “nettement inférieurs” à la limite annuelle autorisée. Qu’il s’agisse du tritium (19 % de la limite annuelle dans l’air et 79 % dans la mer) des gaz rares, (4,4 %) ou encore de l’iode (19 %).

Eoliennes marines : résultat des courses à la mi-avril

Afin de doter la France à l’horizon 2020 de 1 200 éoliennes marines représentant une puissance électrique installée de 6 000 mégawatts, le gouvernement a lancé le 12 juillet 2011 un appel d’offres portant sur une première tranche de 600 machines et 3 000 mégawatts. Ces dernières doivent être implantées sur cinq sites au large des côtes de la Manche et de l’Atlantique : Le Tréport (150 éoliennes), Fécamp (100 éoliennes), Courseulles-sur-Mer (100 éoliennes), la baie de Saint-Brieuc (100 éoliennes), et l’estuaire de la Loire à Saint-Nazaire (150 éoliennes).

Deux fois 500 personnes

Globalement, ce projet représente un investissement de 10 milliards d’euros avec de 6 000 à 8 000 emplois à la clé. Mercredi 11 janvier, date limite pour le dépôt des candidatures, trois consortiums industriels emmenés par EDF énergies nouvelles, GDF Suez et l’espagnol Iberdrola, avaient déposé des dossiers.

Aux côtés du premier se trouvent Alstom, Don Energy, WPD Offshore, et Nass and Wind offshore. Il intéresse la Basse-Normandie car Alstom a choisi Cherbourg, en plus de Saint-Nazaire, pour implanter les unités de production, qui emploieraient 500 personnes dans chacun de ces deux ports. GDF Suez, lui, conduit deux consortiums, l’un avec Vinci et Areva, qui a exprimé sa préférence pour Le Havre, l’autre avec Siemens et Vinci. Enfin dans le consortium d’Iberdrola se trouvent Areva, Eole-res, Neoen marine et Technip.

Le choix du gouvernement sera rendu public à la mi-avril 2012. Il se fera à partir de trois critères : le prix du projet, ses répercussions industrielles, et l’environnement du site. Après quoi interviendra le lancement du second appel d’offres, identique au premier.

Publié par C.B le 18/01/2012 à 10h45

vendredi 13 janvier 2012

LEUCÉMIES ET CENTRALES NUCLÉAIRES : DÉSINFORMATION OU INFORMATION ?

Une étude publiée par le International Journal of Cancer sur les cas de leucémies infantiles autour des centrales nucléaires françaises a donné lieu a des articles et déclarations très éloignés de la vérité.
► L'article scientifique est  ici. Rares sont les commentateurs qui l'ont lu. C'est un mensonge pur et simple que d'affirmer que cet article scientifique permet de conclure que la radioactivité due aux centrales nucléaires provoque des leucémies chez les enfants.
► Son information principale est en réalité celle-ci : sur la période 1990-2007, il n'y a pas d'excès de cancer du sang (leucémies) chez les enfants de moins de 15 ans vivant à moins de 5 km d'une centrale nucléaire . En effet l'excès relevé entre 2002 et 2007 est compensé par un déficit par rapport aux nombres de cas attendus entre 1990 et 2002. Il faut noter que l'on compte environ 500 cas de leucémie infantile par an en Métropole, soit 2.753 entre 2002 et 2007 et 5.356 entre 1990 et 2001. Il est évident que lorsqu'une statistique porte sur des cas rares (14 cas en 2002/2007, 24 entre 1990 et 2007 à moins de 5km d'une centrale nucléaire), une durée de 6 ans d'observation signifie une mauvaise qualité d'information relativement à une durée de 17 ans d'observation du même phénomène. Il faut donc retenir la statistique longue et non pas la statistique courte.
► L'article scientifique stipule de manière claire que la radioactivité émise par les centrales nucléaires ne peut être une cause de l'excès de leucémies infantiles relevé sur la courte période 2002 -2007. Pour une raison simple : cette radioactivité est mille fois plus faible que la radioactivité naturelle. La  conclusion de l'article : il n'y a pas d'association entre la proximité plus ou moins importante des cas avec la centrale, à l'intérieur de la zone des 5 kilomètres. Cette absence de corrélation est relevée y compris pour la période 2002/2007. En outre, les centrales nucléaires ne sont pas le facteur principal de variation de la radioactivité sur le territoire métropolitain. En d'autres termes, un enfant vivant près de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine est moins exposé à la radioactivité qu'un enfant vivant loin de toute centrale nucléaire mais sur un territoire granitique et fortement émetteur de radon, comme en Limousin, en Bretagne centrale, ou à la Bourboule. Si l'on veut véritablement étudier l'effet de variations faibles de radioactivité sur l'incidence des leucémies infantiles, il faut faire une cartographie des zones à forte émission de radon car si il y a un effet, il sera beaucoup plus fort que celui des centrales nucléaire. Ce travail est en cours.
► Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse, les études sur 198 sites nucléaires européens n'ont montré un excès de leucémies infantiles que dans trois cas (Sellafield, Dounreay et Krummel).
► L'Autorité de sûreté nucléaire a mis en place un groupe de travail pluraliste, avec des associations, sur la thématique des leucémies infantiles, son dernier rapport est disponible ici. Et ici.
► Les explications de l'IRSN sont ici . En voici la conclusion :
«Les nouveaux résultats sont obtenus sur une période courte de 6 ans (2002-2007), et les effectifs sont donc très faibles, ce qui limite l’interprétation des résultats. Ceux-ci semblent en particulier très sensibles aux dernières années d’enregistrement (2006-2007). Notons que sur l’ensemble de la période pour laquelle des données sont disponibles (1990-2007), il n’apparait plus d’excès. Les résultats obtenus sur la période 2002-2007 apparaissent différents des résultats antérieurs. Ils doivent être mis en perspective avec les autres résultats disponibles par ailleurs, et la persistance d’un excès de risque potentiel devra être confirmée dans le futur. A ce titre, ces résultats singuliers ne permettent pas aujourd’hui de remettre en cause le bilan global des connaissances sur les risques autour des installations nucléaires.
Dans cette étude, la collaboration de l’IRSN a permis d’apporter ses compétences dans le domaine des faibles doses, que ce soit sur la connaissance des effets à long terme des expositions aux rayonnements ionisants ou sur la caractérisation de l’exposition de la population. En particulier, ces compétences en modélisation ont permis l’élaboration d’un zonage basé sur la dispersion des rejets gazeux des centrales nucléaires. Il n’apparait pas d’excès de leucémies sur la période 2002-2007 lorsque l’on utilise ce zonage.
Même s’il repose sur une approche assez élaborée (considération d’un spectre de 12 radionucléides, utilisation de données de rejet réelles, données météorologiques locales de direction et de force des vents et de précipitations, modélisation du transfert dans les différents compartiments de l’environnement, considération des différentes voies d’exposition (inhalation, ingestion, exposition externe due au dépôt, utilisation de coefficients de dose spécifiques de l’organe pertinent…), il doit être rappelé que ce zonage ne prétend en aucun cas permettre l’estimation des doses de chaque individu (qui nécessiterait de disposer des données personnelles du vécu et du comportement de chacun). Il propose simplement une approche tenant mieux en compte les spécificités locales des sites, et en ce sens, représente une réelle amélioration par rapport à l’utilisation de simples cercles concentriques. L’absence d’excès observé avec ce zonage ne va pas dans le sens d’un lien entre les rejets radioactifs des installations et le risque de leucémie infantile. Cette différence de résultats entre l’utilisation de la simple distance ou du zonage des doses illustre de plus la sensibilité des résultats aux choix méthodologiques d’analyse.
Une limite importante du présent travail est l’absence de données individuelles sur l’historique résidentiel, sur le vécu des enfants, sur le déroulement de la grossesse ou les expositions des parents. L’absence de ces données limite l’interprétation qui peut être faite des résultats observés. Notons néanmoins que l’analyse réalisée dans GEOCAP a permis tenir compte de la proximité de lignes à haute tension.
Une des forces de l’étude GEOCAP de l’INSERM est qu’elle vise à analyser plusieurs facteurs de risque environnementaux potentiels des leucémies infantiles (proximité des lignes à haute tension, radioactivité naturelle, proximité d’axes routiers ou de stations essence…). In fine, cette étude devrait permettre une analyse multifactorielle du risque de leucémies infantiles, et contribuer ainsi à l’amélioration des connaissances sur les causes des leucémies infantiles.
En conclusion, l’étude observe un excès potentiel de leucémies infantiles dans un rayon de 5 km autour des centrales nucléaires françaises sur la période 2002-2007. Ce résultat repose sur des effectifs très faibles, et n’est pas confirmé sur une période plus longue ou lorsque l’on utilise un zonage fondé sur la modélisation des rejets gazeux des centrales. Cette observation pourrait être due à des facteurs de risque non déterminés présents à proximité des installations nucléaires. Ce résultat pousse à un approfondissement des recherches sur les causes des leucémies infantiles.
Par ailleurs, une réflexion est en cours au niveau européen sur les questions scientifiques ouvertes sur les effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants au sein de la plateforme MELODI (Multidisciplinary European Low Dose Initiative, www.melodi-online.eu/). Cette plateforme regroupe plus d’une quinzaine d’organismes européens spécialisés en radioprotection ou impliqués dans la recherche aux faibles doses. Dans le cadre de cette plateforme, un séminaire de consensus va être organisé mi-2012 conjointement par l’IRSN et BfS (Office Fédéral de Radioprotection Allemand), sur la méthodologie des études des risques à proximité des installations nucléaires et la recherche des causes des leucémies infantiles. L’organisation d’un tel séminaire résulte également des conclusions du groupe de travail Installations nucléaires de base et leucémies de l’enfant » dirigé par le Pr Sommelet.»
Par Sylvestre Huet, le 13 janvier 2012

jeudi 12 janvier 2012

Le rapport qui va jeter le trouble dans la campagne

Quels sont les coûts complets de la filière ? La Cour des comptes, dans un rapport à paraître le 31 janvier, laisse la question entière. Pointant les "incertitudes" des estimations actuelles, elle demande des "devis réalistes" sur la gestion des déchets et une expertise indépendante des charges de démantèlement.


Marie-Caroline Lopez et Valérie SegondLoin de clore le débat actuel sur le nucléaire en France, le rapport que va publier fin janvier la Cour des comptes sur les coûts de cette industrie ne fera que le lancer. Les conclusions - d'une version non définitive - de ce rapport, que La Tribune s'est procurées, sont sans ambiguïté. Prolixe sur les coûts du passé (construction du parc, recherche) et actuels (maintenance, exploitation), la Cour fait part des "incertitudes importantes" sur les coûts à venir, liés en particulier au démantèlement des centrales et à la gestion des déchets de longue durée. Confortant ainsi l'un des principaux arguments des opposants au nucléaire (voir ci-contre).
Quant aux coûts de la sûreté, voués à une flambée certaine depuis la remise, la semaine dernière, par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de son rapport sur les travaux à effectuer sur le parc français pour tirer les leçons de Fukushima, ils seront à peine évoqués. Comment la Cour des comptes peut-elle, ainsi que le précise le Premier ministre dans sa lettre de mission de mai dernier, "expertiser les données fournies par les opérateurs" avant le 31 janvier alors qu'EDF a jusqu'en juin pour réaliser son devis des travaux exigés par l'ASN ? D'évidence, le gouvernement ne voulait pas retarder après la présidentielle la publication de ce rapport, dont il espère qu'il confortera ses positions en faveur du nucléaire.
André-Claude Lacoste, président de l'ASN, a néanmoins été auditionné mardi 10 janvier rue Cambon. En l'absence de chiffrage détaillé d'EDF, il s'est contenté de donner son avis sur le devis avancé par l'électricien la semaine dernière, autour de 10 milliards d'euros. "Ces chiffres lui semblent un peu optimistes", avance une source proche. Dès le lendemain, mercredi 11 janvier, les douze experts qui "assistent" la Cour dans ce travail recevaient le projet de rapport final, avant une dernière réunion programmée lundi 16 janvier. Ce qui laisse décidément très peu de temps pour intégrer dans ce rapport les conséquences de Fukushima dans la facture nucléaire française.
Après avoir - longuement - établi que la seule construction du parc nucléaire actuel avait coûté 96 milliards d'euros (sur des dépenses nucléaires civiles totales - recherche, usines Areva, réacteurs arrêtés... - de 227,8 milliards d'euros), soit 1,5 milliard le mégawatt (MW) installé (contre 3,7 milliards le MW pour l'EPR, souligne la Cour), le rapport scrute les investissements à consentir en matière de démantèlement et de gestion des déchets. Et ces deux questions clés restent sans réponse, faute d'avancées concrètes de la part des opérateurs.
Les charges liées au démantèlement sont estimées à 22,2 milliards d'euros. Mais la Cour recommande la plus grande prudence sur ces chiffres qui "doivent être regardés avec précaution, l'expérience en la matière, tant d'EDF [centrales de première génération] que du CEA ou d'Areva, ayant montré que les devis ont très généralement tendance à augmenter quand les opérations se précisent, d'autant plus que les comparaisons internationales donnent des résultats très généralement supérieurs aux estimations d'EDF" (voir l'exemple britannique). La Cour demande d'ailleurs qu'EDF change de méthode pour le calcul de ses provisions de démantèlement. L'actuelle "ne permet pas un suivi suffisamment précis des évolutions de ces provisions".
 
Chiffrer l'hypothèse d'un stockage

Surtout, la Cour des comptes "confirme la nécessité et l'urgence de faire réaliser, comme l'envisage la DGEC [aux ministères de l'Énergie et de l'Écologie], "des audits techniques par des cabinets et des experts extérieurs afin de valider les paramètres techniques" de la nouvelle méthode de calcul préconisée. "Nul doute qu'il n'y a rien de nouveau depuis le précédent rapport de la Cour sur ces coûts en 2005-2006, souligne un expert. On en saura plus seulement lorsqu'EDF aura avancé dans le démantèlement du réacteur de Chooz A, à l'arrêt depuis 1991, qui sera le premier réacteur à eau pressurisée à être déconstruit." Les réacteurs précédemment stoppés appartenaient à une autre technique (graphite-gaz), les méthodes ne sont donc pas comparables. Les coûts non plus.
Quant aux provisions sur les coûts de la gestion des déchets de longue durée, "elles ne sont pas stabilisées", affirme la Cour. Elles reposent sur un devis de l'Andra de 2003 qui a, depuis, plus que doublé, passant de 15 à 35 milliards d'euros, "il y a donc un doute manifeste sur le bon niveau des provisions d'EDF, d'Areva et du CEA", écrit la Cour. Elle recommande que "soit rapidement fixé le nouveau devis sur le coût de stockage géologique profond, de la manière la plus réaliste possible, c'est-à-dire en tenant compte des résultats des recherches menées sur ce sujet mais sans anticiper sur leurs résultat". Enfin, au détour de sa deuxième recommandation sur les déchets, la Cour pointe les limites du credo français en matière de retraitement des combustibles. Elle demande en effet à l'Andra d'étudier, en la chiffrant, l'hypothèse d'un stockage, dans son futur centre souterrain, des combustibles usés mox et uranium (déjà retraité une première fois) sortant des centrales. Le mythe du recyclage continue de s'effondrer.

POUR QUE LES POLITICIENS SOIENT MOBILISES SUR LES CATASTROPHES NUCLEAIRES



Sur Facebook une initiative positive.
Entrez dans la danse!
Le dimanche 6 mai 2012
Malgré une liste longue de catastrophes nucléaires, de nombreux élus restent fermement pro-nucléaires. 


Maintenant, imaginez qu'une "LOI DE LA RESPONSABILITE NUCLEAIRE" soit votée et qu'elle oblige ceci :


"Tout élu politique au départ de son mandat doit se positionner pour ou contre l'énergie atomique. Dans un soucis de responsabilité, d'équité et de justice sociale, les élus qui se seront positionnés favorablement seront mobilisés les premiers sur les lieux en cas de catastrophe nucléaire"


Pensez-vous un instant que les élus politiques pro-nucléaires, depuis les maires jusqu'au président de la République, persévèreraient dans la politique nucléaire de la France ?


Cette page évènementiel a pour objectifs :
- de mobiliser un maximum de personnes présentes sur Facebook favorables à cette résolution
- de mobiliser des compétences et du temps pour faire progresser cette idée jusqu'aux élections présidentielles du 6 mai 2012.


L'inscription n'oblige en rien à l'implication, conscients qu'il y a tant de combats à mener et de l'amour au quotidien à partager. Toutefois, chaque inscription est un appel en plus sur la toile pour dire stop à l'irresponsabilité - ou bien au partage des conséquences.


Il est donc important de vous inscrire. Selon l'impact de cette initiative il y aura ou pas un évènement prévu le jour des élections, mais ce n'est pas la priorité. Le véritable évènement est de nous mobiliser de manière virale : c'est-à-dire par Internet. Le 6 mai 2012 est en fait notre échéance, notre challenge.


N'hésitez pas à venir diffuser vos informations, appels à mobilisation, associations, blogs, etc.


Ca ne coûte rien, ça ne prend pas beaucoup de temps, et ça peut être très efficace : mobilisez vos réseaux. Tous vos réseaux. Pour dire STOP AU NUCLEAIRE.


Au nom de la planète et des enfants, merci.
Boris Aubligine
Aujourd'hui nous avons passé la barre des 2000 invités. Merci à tou/tes ceux qui mobilisent leur réseau. L'idée se diffuse c'est important. pour le moment nous sommes sur la partie basse de l'exponentielle.

Je rappelle, tout le monde peut laisser des messages de colère, d'espoir, des idées, des invitations, des liens... et tout le monde peut venir piocher ce qu'il veut.

Si vous faites partie d'un réseau, n'hésitez pas à me contacter il est tout à fait possible de travailler ensemble pour faire progresser cette idée et gageons qu'elle devienne une réalité.

Merci à toutes et à tous.
https://www.facebook.com/events/228425930569929

vendredi 6 janvier 2012

La sécurité des centrales nucléaires va être renforcée


Un agent de sécurité de la centrale nucléaire de Chinon, lors de la visite du ministre de l'Intérieur Claude Guéant, le 6 janvier 2012. (© AFP Alain Jocard)
Equipes cynophiles, Taser pour les gendarmes, nouvelles caméras: le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a profité vendredi d'une visite à la centrale nucléaire de Chinon pour annoncer un renforcement des mesures de sécurité dans ces installations.
Un mois après l'incursion très médiatisée de militants de Greenpeace dans deux d'entre elles, début décembre, Claude Guéant, accompagné du président d'EDF Henri Proglio, s'est rendu à la centrale d'Avoine (Indre-et-Loire), près de Chinon. Le 5 décembre dernier, les militants de Greenpeace avaient dû se contenter d'y accrocher une banderole sur la clôture extérieure, tandis que d'autres militants parvenaient à s'introduire dans les centrales de Cruas (Ardèche) et de Nogent-sur-Seine (Aube).
Après une visite des équipements souvent ultramodernes de la gendarmerie, Claude Guéant a annoncé la signature d'un "protocole d'action commune" entre la gendarmerie et EDF pour renforcer la sécurité des centrales et dissuader des actions de type Greenpeace.
"L'objectif est de faire en sorte que la sécurité des installations contre les risques terroristes soit durcie afin que la sûreté des centrales soit elle-même garantie dans des conditions d'efficacité optimale", a déclaré Claude Guéant à la presse.

Des «centaines de millions d'euros» investis

Les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG), unités qui assurent depuis 2009 la sécurité des centrales, vont être renforcés. Les quelque 150 km de clôtures que compte le parc nucléaire français vont être vérifiés et renforcés, et le nombre de caméras devrait passer d'environ 300 à 400 par site, a détaillé le directeur de la production nucléaire d'EDF, Dominique Minière.
Les gendarmes vont disposer d'un matériel plus adapté, notamment les controversés pistolets à impulsion électrique, de type Taser, pour les intrusions "non terroristes".
Facture totale: "plusieurs centaines de millions d'euros", selon Dominique Minière.
Un renforcement des sanctions pénales pour les auteurs d'intrusion dans les centrales est également envisagé, a souligné Claude Guéant, rappelant que la justice se prononcera sur le cas des militants de Greenpeace les 20 et 24 janvier prochains.
Dans les prochains mois, "le gouvernement sera très certainement amené à proposer au parlement une aggravation des sanctions", a prévenu le ministre.

Quelles conséquence pour les prix?

Déterminés à exposer les failles dans le système de sécurité des centrales, deux militants de Greenpeace étaient parvenus le 5 décembre à pénétrer dans la centrale de Cruas (Ardèche) et neuf autres dans celle de Nogent-sur-Seine (Aube). D'autres activistes avaient tenté d'entrer sur d'autres sites.
Henri Proglio a pour sa part été interrogé sur les conséquences sur les factures d'électricité des Français, des quelque 10 milliards supplémentaires d'EDF va devoir débourser pour renforcer la sûreté nucléaire de son parc et la sécurité des installations, comme l'y a enjoint l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans un rapport remis début janvier.
"Il est clair qu'il y aura une évolution des tarifs qui est progressive, qui sera maîtrisée par les autorités, puisque pour l'instant ces prix sont régulés et vont le rester jusqu'en 2015", a déclaré Henri Proglio à la presse à l'issue d'une visite de la centrale nucléaire de Chinon aux côtés du ministre de l'Intérieur Claude Guéant. "Les tarifs évolueront lentement", a-t-il ajouté.
"On aura un prix de l'électricité qui de toute façon en valeur absolue restera le plus bas, et en valeur relative augmentera beaucoup moins vite que dans les autres pays européens", a-t-il souligné.
(AFP)

lundi 26 décembre 2011

Marcoule: Capitale explosive de l’industrie nucléaire française

(12 SEPTEMBRE 2011)
L’explosion mortelle qui vient d’avoir lieu à Marcoule (Gard) et les inquiétudes sur d’éventuelles fuites radioactives pointent une fois de plus les risques inhérents à la filière nucléaire, y compris dans le retraitement des déchets radioactifs. Et montrent qu’il n’y a pas que dans les centrales que peut se produire un accident pouvant déboucher sur une contamination.

Photo : source
Si l’industrie nucléaire française devait avoir sa capitale, Marcoule pourrait y prétendre. Le site nucléaire gardois, situé en face d’Orange, avec Avignon sous le vent, accueille toute la chaîne de l’industrie nucléaire : une usine de fabrication de combustible MOX à base de plutonium, exploitée par Areva ; un réacteur nucléaire expérimental à neutrons rapides du CEA (Commissariat à l’énergie atomique, principal actionnaire d’Areva) ; et un centre de traitement et de conditionnement de déchets nucléaires, exploité par une filiale d’EDF, la Socodei. Ces déchets sont ensuite destinés à être stockés et enfouis. C’est là, au sein du Centre de traitement et de conditionnement de déchets de faible activité (Centraco), que s’est produite une explosion, ce 12 septembre, tuant un employé et en blessant plusieurs autres.
« Selon les premières informations, il s’agit d’une explosion d’un four servant à fondre les déchets radioactifs métalliques de faible et très faible activité », explique un communiqué de l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN). L’usine compte un four à incinération et une « unité de fusion ». C’est dans cette seconde unité que l’explosion a eu lieu, comme le confirme le CEA qui indique « un four de fusion métallurgique ». Ce four prend en charge les déchets métalliques radioactifs issus de l’industrie nucléaire : « Des structures métalliques, des vannes, des pompes, des outils en inox, en acier ou en métaux non ferreux qui proviennent des opérations de maintenance ou de démantèlement des installations nucléaires », détaille le site web du centre de conditionnement. Les pièces radioactives y sont fondues « à une température variant entre 1 300 °C et 1 600 °C ». Puis assemblées en barres métalliques qui sont soit réutilisées dans l’industrie nucléaire soit expédiées vers un centre de stockage. Avec le démantèlement toujours en cours de Superphénix (Isère), de l’usine d’extraction du plutonium de Marcoule (UP1) ou de la centrale de Brennilis (Finistère), les fours ne doivent pas chômer (d’autant que le gouvernement a ouvert la voie au recyclage de ces déchets en dehors de l’industrie nucléaire, mais c’est une autre histoire).
Quels dangers de radioactivité ?
Existe-t-il des risques de fuites radioactives suite à l’explosion mortelle ? Tout dépend du type de déchets traités et, surtout, de la résistance ou non de l’enceinte du bâtiment abritant le four. Les communiqués du CEA et de l’ASN évoquent des déchets « faiblement radioactifs » et « très faiblement radioactifs ». Ils peuvent correspondre à plusieurs types de déchets, classés par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) en fonction de leur radioactivité et la durée de celle-ci. Les déchets « très faible activité » (TFA) et « faible et moyenne activité à vie courte » (FMA-VC) d’abord. Ils possèdent une période radioactive inférieure ou égale à 31 ans. Outils, fûts ou tuyauteries contaminés au Tritium, au Césium 137 ou au Cobalt 60 entrent dans cette catégorie. Les déchets « faible activité à vie longue » (FA-VL) ensuite, principalement issus des anciens réacteurs graphite-gaz exploités par EDF ou expérimentés par le CEA. Malgré leur « faible activité », l’Andra prend quelques précautions pour les stocker. Les « TFA » sont enterrés sous quelques mètres d’argile. Les « FMA » sont confinés dans des ouvrages « en béton armé de 25 mètres de côté et de 8 mètres de hauteur », fermés « par une dalle de béton dont l’étanchéité est assurée par un revêtement imperméable » puis recouverts d’une couche « argileuse définitive de plusieurs mètres d’épaisseur ».
Qu’en est-il de l’enceinte abritant le four à fusion ? L’explosion l’a-t-elle endommagée ? Le CEA assure que « le confinement de l’installation et la ventilation sont opérationnels ». Pour l’instant, selon l’exploitant de l’usine, « les mesures effectuées ne mettent pas en évidence de rejet radioactif à l’extérieur de l’installation  ». L’incendie qui s’est déclenché après l’explosion aurait été maîtrisé en trois quarts d’heure. Restent des doutes, que soulève le Réseau sortir du nucléaire : « Claude Guéant, notre ministre de l’Intérieur, affirme qu’il n’y aurait pas de fuite radioactive. L’explosion du four a-t-elle mis en cause l’intégrité du système de confinement du bâtiment et de filtration des éléments radioactifs ? Comment notre ministre peut-il affirmer qu’il n’y a aucune fuite ? Des mesures ont-elles été effectuées sur le site ? ». De leur côté, les experts indépendants de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) ont placé « en vigilance accrue » leurs balises atmosphériques et aquatiques en aval de Marcoule. A 14h15, soit près de 2 heures après l’accident, aucune contamination n’avait été détectée.
« Devant le constat de lacunes dans la culture de sûreté au sein de l’installation Centraco, le directeur général de l’ASN a demandé à l’exploitant de définir et de mettre en œuvre des actions visant à améliorer la sûreté de l’exploitation ». C’était en 2010. L’usine Centraco, comme toutes les autres installations nucléaires, connaît régulièrement des dysfonctionnements et incidents techniques classés niveau 1 (panne du dispositif de contrôle des rejets gazeux, panne d’alarmes incendie, perte de l’alimentation électrique). Cette fois, l’accident devrait être classé niveau 2 ou 3, compte tenu de la mort d’un travailleur. Un nouvel avertissement, six mois après Fukushima ?
Ivan du Roy

mercredi 7 décembre 2011

Le Monde est fou


Orléans, les 27, 28 et 29 septembre 2011


Le premier salon NUKLEA fusionne avec son public
La première édition de NUKLEA, le salon des fournisseurs de l'énergie nucléaire, vient de fermer ses portes.

3500 visiteurs se sont rendus au Parc des Expositions d'Orléans entre le 27 et le 29 septembre 2011 pour rencontrer 350 exposants. Les grands noms de l'industrie française et étrangère étaient ainsi présents pour évaluer et présenter services et innovations technologiques dans un secteur sensible mais toujours porteur en France. Le salon a permis aux visiteurs d'élargir leur portefeuille de fournisseurs dans un environnement favorable pour la prise de contact et la vision directe et globale des activités des entreprises exposantes.
Le visitorat de NUKLEA a également pu assister à plusieurs conférences de qualité, notamment la présentation du projet ITER par Mme Sabine PORTIER, et une conférence animée par le directeur de la centrale de Dampierre-en-Burly, M. Elian BOSSARD, qui ont réuni chacune une centaine d'auditeurs. La mise en place de bureaux d'affaires pendant toute la durée du salon a permis aux donneurs d'ordres de rencontrer, dans un endroit privatisé, plusieurs fournisseurs du nucléaire.

Les acteurs de la profession, tels qu'AREVA, EDF, la DCNS, l'IRSN, ALSTOM, le CEA, le CNRS, ou encore ELECTRABEL, WESTINGHOUSE ELECTRIC, etc, ont pu enrichir leur catalogue de fournisseurs et établir de nouveaux contacts professionnels.

NUKLEA se tenait en même temps que, SAFi CENTRE, ULTRAPROPRE et SIPEC.

NUKLEA 2011
NUKLEA, le salon des fournisseurs de l'énergie nucléaire à Orléans, au carrefour des grands axes énergétiques.

Le salon NUKLEA, un partenaire privilégié de la filière nucléaire et des laboratoires de recherches. Il aide les sites de production et les centres de recherche dans l'amélioration et la maintenance totale de leurs outils de travail. Il permet aux fournisseurs actuels ou potentiels de cette filière, de faire connaître et reconnaître leurs matériels, produits ou services. Il joue un rôle d’intermédiaire actif.

Ce salon s’adresse à tous les professionnels du nucléaire et secteurs apparentés. L’éventail des exposants y est très large, puisqu’il va des sociétés d’ingénierie, aux équipementiers et prestataires de services ainsi qu'à la maintenance, au démantèlement et à la radioprotection, en passant par le matériel de laboratoire, ou encore, au conditionnement spécifique jusqu'à la logistique.


L'INDUSTRIE NUCLÉAIRE
(centrales, usines, centres d'études, stockage de déchets et autres)

• L'industrie nucléaire est progressivement devenue la principale source de production d'électricité en France. Le nucléaire couvre 80 % de la production française d'électricité. La France produit 14% de l'électricité mondiale.

• Actuellement, on compte 58 réacteurs nucléaires en activité pour 19 centrales en exploitation produisant 370 gigawatts ; 12 réacteurs nucléaires arrêtés ; 1 centrale en construction ; 1 centrale en projet ; 2 centrales en cours de démantèlement ; 3 centres de stockage de déchets radioactifs et un centre de traitement du combustible usé.

• Une filière nucléaire est une chaîne d'activités industrielles nucléaires, allant de l'extraction des minerais et leur traitement en passant par la fabrication des combustibles chargés en réacteur, le fonctionnement des réacteurs et la conversion de l'énergie de fission en électricité ou chaleur, le retraitement des combustibles nucléaires irradiés en réacteur (partiellement fissionnés), le recyclage en réacteur d'une partie des combustibles irradiés, la gestion des déchets nucléaires, jusqu'au devenir des déchets ultimes.


Une couverture marketing et médiatique intensifiée et ciblée

• 200 000 cartes d'invitation envoyées par mailings
• Des partenaires institutionnels, médias et presse
• Des relations presse intensives avant, pendant et après le salon
• + de 65 insertions publicitaires
• Panneaux d'affichage
• 43 000 stickers
• Des bannières sur les sites partenaires
• Des e-mailings d'information répartis tout au long de l'année
• Plus de 300 référencements du salon
• Des information-produits sur le magazine en ligne
• Des conférences, des ateliers et des rendez-vous d'affaires