Affichage des articles dont le libellé est Fukushima. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fukushima. Afficher tous les articles

jeudi 22 mai 2014

Nouvelles du Japon, c'est toujours pas bon...


Il y a beaucoup de questions sur Fukushima.
1. Le réacteur 2 a exploser? Les travailleurs du nucléaire ont indiquer qu'ils ont entendu le bruit d'explosion. Cependant, la chambre n'est pas endommagé.
2. Qu'est-il arrivé au réacteur 4? Dans un premier temps, Edano Secrétaire général du Cabinet a annoncé "une bouteille de gaz a eu une petite explosion". Cependant, c'est évidemment un mensonge. Certains travailleurs nucléaires disent, le réacteur 4 n'a pas explosé, il a fondu.
3. Le réacteur 4 était-il vraiment vide? Il ya une thermographie au dessus du bâtiment du réacteur 4, mais il a montré l'intérieur du PCV (navire porte-conteneurs) est aussi chaud que SFP4. Maintenant je ne peux pas trouver le lien.
4. Pourquoi Tepco cache certaines parties de réacteur 3? Ils disent que c'était pour la protection des matières nucléaires, mais pour quoi faire?
5. Subsidence du sol possible dans les stations Fukushima.
6. Qu'est-il arrivé à Fukushima Daini. Il aurait eu un effondrement là aussi.

Nous avons besoin de chercher les clefs de ces questions ci-dessus.
Tornado est arrivé à Ibaraki quelques jours auparavant. Si il frappé SFP4, ce serait la fin du monde.
Je suis conscient que je reçois beaucoup de messages sur Twitter ou Facebook. J'essaie de les lire tous, mais cela prends du temps pour répondre. Je serais heureux si vous avez bien voulu essayer d'arrêter de me faire parvenir des messages pour quelques temps. Je suis désolé.



Le mensonge de Fukushima (ZDF - 07/03/2012)

Tepco a déversé dans le Pacifique 561 tonnes d’eaux radioactives souterraines avec la dérivation.




↑ Ils déclarent que les eaux déversées sont assez sûres mais l’équipe à la manoeuvre reste en combinaison intégrale devant les caméras. On y lit “METI” dans le dos : Ministry of Economy, Trade and Industry = Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie.

Article lié : Tepco a commencé les pompages de la dérivation : la radioactivité en tritium a grimpé à 87 % de la limite de sécurité visée [Lien].

Le 21 mai 2014, Tepco a au final déversé dans le Pacifique 561 tonnes d’eaux souterraines de la dérivation.
Selon leurs dernières analyses, 1 100 000 Bq/m³ (1,1 million) de tritium ont été relevés dans l’échantillon d’eaux souterrains pris le 19 mai 2014. Tepco affirme que les eaux des autres puits de dérivation sont moins radioactives, qu’ils peuvent diluer cette radioactivité en la mélangeant avec des eaux moins contaminées.

Ils ne recherchent pas le plutonium-238/239/240 et l’uranium-235/238 dans les eaux qu’ils rejettent. De plus, ce rejet ne fait diminuer que de 10 à 25% le flot des eaux souterraines qui s’écoulent dans les bâtiments de la centrale. (cf. [Édito Vidéo] Les entretiens du Fukushima Diary : “Tepco lessive le plutonium dans le Pacifique, un risque énorme pour un effet minimum”) [Lien]

Article lié : [Hypothèse plafond dépassée] Les eaux de la dérivation sont déjà au-delà de la limite de sécurité / Tepco : “on n’arrêtera pas de pomper” [Lien]



http://www.tepco.co.jp/cc/press/2014/1236543_5851.html
http://www.tepco.co.jp/cc/press/2014/1236552_5851.html
http://www.tepco.co.jp/cc/press/2014/1236553_5851.html
http://www.tepco.co.jp/nu/fukushima-np/f1/smp/2014/images/pump_well_14052101-j.pdf
http://photo.tepco.co.jp/date/2014/201405-j/140521-01j.html

Vous pouvez lire ceci parce que nous avons survécu jusqu’à aujourd’hui.

Fukushima Diary can accept donation directly at bank.
Le Fukushima Diary peut recevoir des dons directement à sa banque.
Fukushima Diaryは銀行口座でも直接寄付を受けられます。
情報は以下のとおりです。

BANK : PIRAEUS BANK ROMANIA

USD
IBAN : RO37PIRB4203739401003000

EURO
IBAN : RO71PIRB4203739401002000

SWIFT : PIRBROBU
Beneficiary : FUKUSHIMA DIARY SRL (NOT Iori Mochizuki)
Bénéficiaire : FUKUSHIMA DIARY SRL (PAS Iori Mochizuki)
Source : http://fukushima-diary.com/2014/05/tepco-discharged-561t-of-bypass-contaminated-groundwater-to-the-pacific/

jeudi 3 avril 2014

Fukushima : l'eau radioactive est arrivée au large du Canada. Les déchets devraient suivre.

L'eau radioactive en provenance de la centrale nucléaire de Fukushima, est arrivée en février 2014 sur les côtes canadiennes, peu de jours avant la date anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011


Fukushima : l'eau radioactive est arrivée au large du Canada. Les déchets devraient suivre
Le tsunami du 11 mars 2011 qui a frappé le nord-est du Japon, a donné naissance à un continent de déchets qui se déplace vers la côte Ouest des Etats-Unis.
© PHOTO ARCHIVES AFP


Selon certains scientifiques, les eaux contaminées de Fukushima devaient  atteindre, en 2014, les côtes nord-américaines. Pour d'autres, c'est un véritable continent de déchets potentiellement radioactifs, issus du tsunami du 11 mars 2011, qui est attendu sur la côte ouest des Etats-Unis.

Du césium-134 et du césium-137 au large du Canada
Deux isotopes radioactifs ont bien été découverts en février dernier au large de Vancouver, sur la côte Pacifique du Canada: du césium-134 et du césium-137 en provenance de Fukushima. Selon Radio-Canada, la côte Britanno-Colombienne baigne donc dans un océan qui affiche un faible niveau de radioactivité à la suite du désastre japonais. Pour l'océanographe et chimiste John Smith de l'Institut océanographique de Bedford en Nouvelle-Écosse, le césium-134 relevé au large du Canada, qui a une période de radioactivité d'environ deux ans, porte clairement la marque de la catastrophe de Fukushima. Le césium-137, lui, reste actif pendant une trentaine d'années.


Une carte interactive pour suivre les particules radioactives
Les particules radioactives issues de la pollution provoquée par la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011, devraient errer durant une dizaine d'années dans les océans du monde, selon les chercheurs américains du Centre of Excellence for Climate System Science (CECSS) qui ont publié sur internet une étude sur le sujet, en août 2013. Les courants au large du Japon accélèrent la dilution des eaux radioactives, qui perdent donc en concentration radioactive et se dispersent, rapporte l'étude. "Les observateurs de la côte ouest des USA pourront mesurer une augmentation des matières radioactives trois ans après l'événement", estiment les scientifiques qui ont mis en place une carte interactive permettant de visualiser l'évolution d'un produit, quel qu'il soit, porté par les courants marins.



Ce graphique de la NOAA montre les concentrations en césium 137 à la surface des océans (entre 0 et - 200 mètres) en avril 2012 (a), avril 2014 (b), avril 2016 (c) et avril 2021 (d).
© PHOTO NOAA
Selon leurs projections, les premières traces de la pollution radioactive de Fukushima présente dans les eaux de l'océan Pacifique devaient arriver en 2014 aux Etats-Unis. Elles ont donc atteint le nord du Canada. Des tests similaires effectués au large des côtes des Etats américains de Washington, de Californie et d'Hawaii n'auraient détecté à ce jour aucune contamination. Que deviendront les innombrables fuites d'eau contaminées qui s'échappent du site dans l'océan depuis la catastrophe (le 22 juillet dernier, l'opérateur Tepco parlait de 390 tonnes par jour) ? L'étude du CECSS n'aborde pas la question.

Y a-t-il un danger pour la population ?
Pas vraiment, d'après Erik van Sebille, co-auteur de l'étude américaine, qui précise : "Cependant, les habitants de ces côtes ne seront pas affectés par les concentration de matériaux radioactifs car elles resteront en dessous des normes de l'OMS une fois qu'elles quitteront les eaux japonaises". Les scientifiques canadiens confirment : les valeurs relevées, sont bien en dessous des seuils préconisés, ne constitueraient pas de danger pour la santé humaine.

Les déchets du tsunami japonais : le 51ème Etat américain
Selon un article publié par le site "Terra Eco" le 7 novembre 2013, la NOAA (administration américaine de protection des océans) s'attendait, elle, à voir un véritable continent de déchets venu du Japon aborder la côte ouest américaine à la fin de l'année 2013 ou au début 2014. Surnommée le 51e État des Etats-Unis, la plaque de détritus de la taille du Texas, une énorme masse flottante qui ressemble à un amas de rouille, est constituée d'une quantité phénoménale de débris dus au tsunami : véhicules, maisons, pontons, quais entiers... Avec, cadeau, des espèces animales invasives. Trois d'entre elles inquiètent plus particulièrement les chercheurs américains : la moule bleue, l'algue brune connue sous le nom de wakamé, et l'étoile de mer, "Asterias amurensis". Les deux dernières figurent sur la liste des cent espèces exotiques envahissantes parmi les plus néfastes au monde, établie en 2000 par l'Union internationale pour la conservation de la nature.


Les macrodéchets du Tsunami dans le Pacifique nord.

Appel à la population
La NOAA minimise auprès de la population américaine le risque de la radioactivité éventuellement présente dans les débris en provenance du Japon. Elle a néanmoins lancé un appel dès le mois de mai 2012, afin que les promeneurs préviennent les autorités dès qu'ils trouvent un objet rejeté par les flots sur la côte Ouest. Certes, s'il est radioactif, mieux vaut ne pas le prendre, même avec des pincettes. A moins d'être armé d'un compteur Geiger, pour faire auparavant ses propres relevés...

 

D'après les calculs des scientifiques, la contamination de la côte ouest de l'Amérique du nord, devrait atteindre son point culminant vers 2016, mais les prévisions varient considérablement concernant le degré de contamination.

dimanche 13 mai 2012

Evacuer le Japon.

Comme la situation devient plus périlleuse au Japon, beaucoup de gens commencent à envisager des moyens pour évacuer eux-mêmes et leurs proches.
Nous espérons que vous trouverez une nouvelle maison!
皆さま が 新しい 家 (滞 在先) を 見つけ られ ます よう に!
Pour trouver une maison ou un endroit qui est approprié pour vous, s'il vous plaît voir ci-dessous, cliquez sur "Parcourir Accueil Offres» et «Accueil Recherche Offres" pour trouver une offre qui semble bon pour vous. Cliquez dessus et vous serez alors en mesure de communiquer avec cette personne pour en apprendre davantage sur la place.
下 の "Accueil Parcourir les offres" や "Recherche Accueil Offres"
Pour offrir un espace d'accueil ou de séjour, s'il vous plaît cliquer sur "Accueil Offre Place" et suivez les instructions. Gardez le langage simple et direct. Vous pouvez télécharger une photo de l'endroit que vous offrez. Les administrateurs devront examiner des photos pour des raisons évidentes. Je vous remercie pour votre générosité!
自分 の 家 や 部屋 を 提供 さ れ たい 方 は "Offre Accueil Place"
Si vous avez des questions s'il vous plaît contactez-moi - Nika
質問等ありましたらこちらへどうぞ - Nika
Cette section vous fournit des liens vers des ressources qui vous aideront à l'évacuation.
Si vous connaissez d'une ressource d'évacuation non représenté ici s'il vous plaît envoyez-nous un e-mail: si en japonais cliquez ici pour envoyer un courriel Iori - si en anglais cliquez ici pour envoyer un courriel Nika et nous l'inclurons! Si ces liens ne fonctionnent pas pour vous utilisez: nika point Boyce arobase gmail point com.
Pages:

lundi 12 mars 2012

28/02 Survol en hélicoptère de la centrale de Fukushima


Depuis peu, l'autorisation de survol de la centrale de Fukushima Daiichi est passée de 20 km à 3 km.
Le 28 février une chaîne TV japonaise zoomait sur les réacteurs.....
Le black-out de nos médias sur la situation au Japon est inadmissible.
Seule la chaîne tv ARTE consacre une soirée THEMA le 6 mars prochain.
Source : Agoravox

Filmer la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi du ciel était interdit jusqu'ici, sauf dans la zone des 20 km, par le ministaire du territoire, des infrastructures, du transport et du tourisme.

Mais cette règle a récemment été assouplie substantiellement et aujourd'hui les médiats peuvent approcher à 3 km de distance de la centrale.

Voici une vidéo que la station de TV (Asahi) a prise pour la première fois après l'assouplissement du règlement.
Vous pouvez voir plus clairement comment sont endommagées les installations.
De nombreux ouvriers travaillent vraiment très dur en haut des bâtiments des réacteurs.
Source : France télévisions

Dossier 28.08.2012

A voir aussi en France : 

lundi 20 février 2012

Iori Mochizuki l'admin du Fukushima Diary

Name: Iori Mochizuki
Japanese, male, 27 years old.
Living in Yokohama.
Occupation: Civil engineer

Mirror site ; 
http://24000years.tumblr.com/


 Le blog : http://fukushima-diary.com/
Traduit avec Google.



Maintenant, je suis à Paris. se rendra à un autre endroit la semaine prochaine. La vie comme un gitan qui est bon pour la société avion.
Je suis en fait assez.
Ce qui me rend fatigué le. Plus, c'est que je ne peux pas aider tout le monde décevante, tout le temps
Ce que les gens veulent savoir le plus, c'est ce qu'ils peuvent faire pour Fukushima. mais je dois dire, il n'y a rien que nous pouvons faire. Rien. Absolument rien.
donc essayer de me faire distraire, j'ai été poster un lot quotidien. mais peu importe combien je poster, je n'ai pas de réponse que vous voulez savoir.
et quand je suis interviewé, parfois ils attendent que je sois plus comme victime, pitoyable et impuissant.
mais c'est un peu dur pour moi, parce que, depuis 311, je suis possédé par la colère.
Je veux que vous imaginiez, vous marchez dans la rue, et quelqu'un Lynches vous tout d'un coup. Comment pouvez-vous ne pas être en colère pour la personne? Pour moi, c'est le gouvernement, et Lynch, c'est l'explosion nucléaire.
Je pense que je suis déjà mort parce que j'étais trop tard pour évacuer. Comment puis-je pardonner à la personne qui m'a tué?


Quoi qu'il en soit, j'ai écrit l'article du «Site Web est mort." Je le pensais (le titre) dans un sens général. (Pas dans le sens que Fukushima-journal est mort.) C'est un peu hors de propos pour Fukushima, mais les sites sont tous mis en ordre par google pour les raisons stupides comme le trafic, pagerank et tout depuis les années 90. mais il n'a rien à voir avec la valeur de l'information. Maintenant toutes les informations sont obligés d'être dans l'ordre indépendamment de la qualité du site, c'est toujours comme la majorité des voix échelle, au cours de simplification. J'ai pensé que cette tendance va se tuer la créativité des écrivains sur l'Internet. C'est pourquoi je l'ai dit site web est mort. (Quoi qu'il en soit, je vais continuer à blogger.)


A la fin, c'est mon opinion personnelle, mais enenews et SKF ramassé les nouvelles au sujet de la substance noire, qui était extrêmement radioactif. Je pense qu'ils ont sur le blog de Oyama Koichi. mais je suis un peu méfiant sur son blog.
La dernière fois qu'il avait posté une partie des données de l'armée américaine ou quelque chose à dire ils ont mesuré plutonium et d'uranium à Tokyo. mais les données était comme 3000 Bq / kg d'uranium à Shizuoka ou quelque chose, peut-être qu'il fait une erreur de calcul. Vous devez être prudent de se référer à son blog.
C'est tout. Bonne nuit.

jeudi 9 février 2012

Fukushima : il se bat pour ne pas laisser mourir ses vaches irradiées



Alissa Descotes-Toyosaki
journaliste
Publié le 31/01/2012 à 06h04

Au Japon, l'accident nucléaire de la centrale Fukushima a contraint les habitants dans un périmètre de 10 km autour de la centrale nucléaire de quitter leur habitations pour qu'ils ne soient pas contaminés par les évaporations et fuites radioactives. Ainsi, plusieurs fermes voisines de la centrale ont été abandonnées par leurs habitants, laissant de nombreux troupeaux d'animaux seuls. Beaucoup de ces bétails meurent à cause de la famine, car personne n'a le droit de venir les  nourrir.




(De Tokyo) En ce vendredi 27 janvier, une fanfare joue devant la tente antinucléaire de Kasumigaseki. Il y a deux jours, un ordre d'expulsion a été envoyé par le ministère de l'Economie, mais personne n'y croit vraiment.

Alors que l'heure de pointe approche et que les fonctionnaires du ministère investissent le carrefour en même temps que 600 activistes antinucléaires, on entend une voix qui crie à s'en arracher les poumons :

« Ce combat contre le nucléaire, il faut le mener de front ! Je ne tolèrerai pas qu'on règle le problème en tuant mes vaches ! »

On aperçoit un petit van noir couvert de banderoles avec un haut-parleur qui tourne autour du rond-point. L'homme est tellement en colère qu'il surpasse en décibel tous les autres. C'est un éleveur de la région de Fukushima, et ses 330 vaches sont irradiées.

« On a tous évacué de la ville de Namie, à 14 km de la centrale, tout de suite après la première explosion, les éleveurs ont dû jeter tout le lait et fuir leur ferme en abandonnant leurs bêtes. Elles n'avaient plus aucune valeur économique mais était-ce une raison pour les laisser mourir de faim ? »

« J'ai décidé de ne pas laisser mourir mes animaux »

Masami Yoshizawa reprend sont souffle. Il a le regard d'un homme qui a vécu l'enfer :

« Je suis né à Chiba, près de Tokyo, mais cela fait ouze ans que j'ai un élevage de vaches à Namie. Le 18 mars, une semaine après l'accident nucléaire, j'ai décidé de retourner à ma ferme en emmenant de la paille de soja pour nourrir mes bêtes. »

En mai 2011, l'administration Kan a signé l'ordre de se débarrasser de tous les animaux restés dans la zone d'exclusion des 20 km. Un ordre approuvé par les éleveurs, sauf une poignée de réfractaires comme M. Yoshizawa :

« A cause de cet accident nucléaire, nous avons tout perdu. J'habite moi-même dans un logement provisoire à Nihonmatsu, à 45 km de la centrale, et je me fais irradier quotidiennement.

Les éleveurs du périmètre interdit ont été confrontés à un choix terrible, à savoir choisir entre leur propre vie et celle de leurs bêtes. Moi je n'ai pas de famille et j'ai décidé de ne pas laisser mourir mes animaux.

A présent, cela fait dix mois et mes 330 vaches paissent tranquillement dans les prés. Je demande au gouvernement de trouver une solution pour ces animaux. Pas de mort par abandon ni par euthanasie, mais une troisième solution. »

La Ferme de l'espoir

M. Yoshizawa a présenté une requête au ministère de l'Agriculture pour demander qu'on laisse en vie les animaux du périmètre d'exclusion et a crée un projet, la Ferme de l'espoir, qui recueille les animaux irradiés et les nourrit.

« J'ai demandé à ce qu'on fasse venir des chercheurs, des professeurs d'université pour trouver une solution. Nous voulons avoir une étude sur la décontamination du sol, la quantité de césium, et trouver un moyen d'utiliser nos vaches à des fins utiles, pour étudier la radioactivité. »

Armé de sa camionnette immatriculée Fukushima et de l'énergie du désespoir, M. Yoshizawa a pu réunir d'importantes donations pour acheter le pâturage nécessaire.

« Cela fait plus de dix fois que je viens à Tokyo. Je me poste devant le carrefour de Shibuya aux heures d'affluence avec ma camionnette. Il y a beaucoup de gens qui pleurent. »

« Plutôt mourir que laisser mourir »

Aujourd'hui, Mr Yoshizawa est venu encourager le sitting des tentes de Kasumigaseki :

« Notre région est devenue un véritable Tchernobyl. Si on ne fait pas quelque chose contre le redémarrage de la centrale de Hamaoka, c'est Tokyo qui va devenir un “no man's land” ! »

La capitale nippone est située à peu près à 200 km de la centrale de Fukushima au nord et celle de Hamaoka au sud. Une situation rendue encore plus alarmante par l'activité sismique de ces derniers mois.

« Le 17 mars, après la triple explosion des réacteurs, je suis retourné à Namie en me disant que c'était la dernière fois que je revoyais ma ferme. J'ai bombé le mur avec un spray noir avant d'aller au siège de Tepco. L'inscription y est toujours et ma volonté aussi : “Plutôt mourir que laisser mourir.” »

De l'autre côté du carrefour, on entend les slogans des antinucléaires monter dans la nuit. Il n'y aura pas d'expulsion aujourd'hui mais tant que les questions de l'évacuation de Fukushima et de l'arrêt complet des réacteurs ne sont pas réglée, il n'y aura pas de paix dans l'archipel.

mercredi 1 février 2012

Le Japon se prépare à se passer du nucléaire dès cet été



Le ministre nippon de l'Industrie a reconnu jeudi que le Japon pourrait n'avoir plus aucun réacteur nucléaire en activité cet été à cause des réticences de la population et des autorités locales à accepter le redémarrage des nombreuses unités arrêtées.

Yukio Edano a prévenu dans un entretien accordé à l'agence Dow Jones Newswires qu'il ne pouvait s'engager sur un calendrier pour la réactivation des tranches stoppées. "Si nous fixions une date pour la relance de réacteurs, cela signifierait que nous tirons par avance des conclusions positives sur la sécurité et, dans ce cas, nous ne pouvons pas obtenir la compréhension du peuple", a-t-il expliqué. "Nous devons dès lors prendre des dispositions au cas où plus aucune centrale nucléaire ne serait exploitée dans les prochains mois et surtout lors des pics de consommation estivaux", a-t-il ajouté.

Sur le parc japonais de 54 réacteurs, seulement cinq restent encore en activité, mais ils doivent être stoppés d'ici à mai et nul ne sait quand les autres tranches pourront être remises en service. A la suite du tremblement de terre et du tsunami qui, le 11 mars, ont causé l'accident à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (nord-est), une quinzaine de réacteurs ont été subitement arrêtés dans les centrales du nord-est, puis deux autres tranches présentant des risques à Hamaoka (centre). Le redémarrage de tous les autres réacteurs stoppés pour une session de maintenance régulière (obligatoire après 13 mois d'exploitation), ou à cause des secousses sismiques, est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l'approbation des autorités locales, ce qui retarde l'échéancier habituel.

Les compagnies d'électricité, qui appellent la population et les entreprises à réduire leur consommation, sont forcées de remettre en exploitation des centrales thermiques afin de compenser. Le gouvernement étudie pour sa part des plans d'urgence pour faire face à une éventuelle pénurie de courant. "Passer l'été sans énergie nucléaire sera extrêmement difficile", a prévenu le ministre, mais il a dans le même temps souligné que les contrôles de sécurité ne pouvaient être accélérés juste pour obtenir leur redémarrage à temps.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploitait les deux centrales de la préfecture de Fukushima et qui dessert la mégapole de Tokyo, estime pour sa part qu'il est quasi certain qu'aucun de ses réacteurs ne fonctionnera cet été. (belga)

mardi 3 janvier 2012

Bonne année 2012 Le réveillon du désespoir


Les réfugiés chassés de chez eux par la crise nucléaire de Fukushima n'ont pas le coeur à célébrer une nouvelle année dont ils disent ne pas avoir grand-chose à attendre.

storybild
Dans la zone sinistrée, en juillet 2011. (photo: Keystone/AP)
Le 1er janvier est l'une des fêtes les plus importantes pour les Japonais, qui profitent de ces quelques jours de congés pour se réunir en famille, visiter des temples et faire des agapes.
Mais ce réveillon sera certainement empreint de tristesse pour les dizaines de milliers de personnes forcées de fuir en quelques heures leur domicile lorsque les réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi ont commencé à cracher des particules radioactives, après le passage du tsunami géant du 11 mars.
«Je ne peux pas dire bonne année»
Beaucoup des quelque 1.000 réfugiés accueillis dans une tour de 36 étages de Tokyo confient que l'humeur n'est pas à la célébration, après les mois terribles qu'ils viennent de vivre.
«Je ne peux pas dire bonne année cette année car je ne me sens pas heureux», déclare à l'AFP Yuji Takahashi, qui habite depuis avril dans cet immeuble appartenant au gouvernement.
Le séisme de magnitude 9 qui a déclenché un gigantesque tsunami sur les côtes nord-est du Japon, a également fait quelque 20.000 morts et disparus.
Les années précédentes, les membres de la famille de M. Takahashi se réunissaient dans sa maison de Tomioka, située à 6 kilomètres de la centrale nucléaire, pour boire du saké et déguster les plats d'«osechi», confectionnés traditionnellement pour le Nouvel An à base de légumes du potager.
«C'était si bien, si joyeux, mais je ne peux pas le faire cette année», regrette cet ancien instituteur de 68 ans.
Vie changée de fond en comble
«Ma vie a complètement changé. Je ne sais pas pendant combien de temps je vais devoir vivre comme ça. C'est le plus désespérant. Je préférerais presque que le gouvernement nous dise que nous ne pourrons jamais revenir chez nous. J'essaye de me préparer au pire.»
Le Japon a annoncé que le démantèlement des réacteurs endommagés par le tsunami pourrait prendre 40 ans et que certaines zones proches du site pourraient être inhabitables pendant plusieurs décennies.
Shigeko Sasaki, dont la maison à Namie a été emportée par le raz-de-marée, est en colère contre le gouvernement qui l'a hébergée dans un immeuble surplombant la baie de Tokyo.
«J'ai peur de l'eau», dit-elle. «Pourquoi (le gouvernement) nous a-t-il mis si près de la mer? Au début, j'ai cru que je ne pourrais pas vivre ici.»
Depuis, cette femme de 61 ans s'est habituée à regarder la mer qui a si cruellement ruiné sa vie. Mais elle ne peut pas s'empêcher de voir l'avenir en noir.
«Nous devons trouver un endroit où nous fixer, et tous les gens avec lesquels j'ai sympathisé ici vont à nouveau être dispersés», regrette Mme Sasaki.
Réacteurs sous contrôle
A la mi-décembre, le premier ministre Yoshihiko Noda a annoncé que les réacteurs de Fukushima étaient désormais sous contrôle. Le gouvernement va en conséquence procéder d'ici avril à un redécoupage des zones d'habitation autour de la centrale en fonction des niveaux de radioactivité.
Mais Kozo Misawa, 69 ans, dont la maison et le restaurant sont situés dans une zone qui pourrait être de nouveau considérée comme «habitable», ne s'en réjouit pas pour autant car, dit-il, les communautés qui vivaient là-bas ont toutes été détruites.
«C'est facile pour le gouvernement de dire: C'est réglé. Vous pouvez rentrer chez vous , mais comment pouvons-nous retrouver notre vie d'avant?»
Il pense que même si la zone est rouverte, beaucoup de commerces, de restaurants et d'hôpitaux qui font l'âme d'une ville risquent de rester fermés.
«C'est dur de vivre sans savoir où l'on va», reconnaît M. Misawa, qui n'a pas encore décidé s'il allait regagner son domicile à Minamisoma, au printemps prochain.
Il a même renoncé cette année à envoyer des cartes de voeux, une tradition pourtant scrupuleusement respectée au Japon. «Nous n'avons pas le coeur à écrire bonne et heureuse année », confie-t-il.
(afp)