La raison d'être de ce blog:
Offrir une information indépendante, alternative urgente concernant le NUCLEAIRE.
Susciter un esprit critique et une prise de conscience courageuse.
Éveiller un état permanent de lucidité et encourager des actions motivées par la prudence et la sagesse.
Activer et rassembler des sentinelles, des sonneurs de trompette, des bien-veilleurs et des serviteurs...
Les articles, photos, vidéos, textes sont tous propriétaire de leurs ayant droits.
"Comme vous, je connaissais le mot nucléaire, mais sans plus, a part pour le LARZAC ;)
Depuis Tchernobyl je me suis penché sur la question, après Fukushima ce n'est plus possible!
Ils nous cachent tout!
Ici je me suis fait peur, mais il y a de quoi..."
Miralles Jean Pierre
Par des textes et surtout des vidéos faites par des journalistes qui n'était au départ ni pour ni contre, maintenant je vous laisse juges...
Affichage des articles dont le libellé est Action. Afficher tous les articles
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samedi 1 février 2020
Bonjour et bienvenue dans le Nucléaire
Pays/territoire :
Castellane, France
vendredi 13 avril 2012
Boris : ETIKA MONDO
21:36
Bonjour, ETIKA MONDO est un très joli projet déjà soutenu par pas mal de monde et qui consiste à créer le Réseau International des Initiatives Ethiques. Force est de constater que l'Education est l'une des clés d'entrée, pour ne pas dire LA clé d'entrée, pour adhérer et faire adhérer au concpet de l'Ethique et d'introduire les notions de morale.
De fait, c'est avec grand plaisir que j'invite les adhérents du groupe Education à l'Environnement et au Développement Durable à rejoindre la communauté Facebook de préfiguration du projet ETIKA MONDO.
En quoi cela vous engage ? A rien d'autre que de tester nos outils faits pour vous servir et vous permettre de gagner en visibilité et en réseau. En comptant large... 15 mn sur l'année. A côté, libre à vous de vous investir en en parlant autour de vous, en soutenant le projet par votre notoriété, de commencer à participer aux questionnaires et aux échanges postés sur la communauté Facebook.
https://www.facebook.com/pages/Etika-Mondo/1583...
A très bientôt pour changer le monde tous ensembles ! :-) Pour toutes les questions concernant ce questionnaire, son intérêt, ses conclusions, et plus largement pour tenter de répondre à la question "comment mettre en place tout ça", je vous invite à devenir fan de la page ETIKA MONDO, vous trouverez dans l'onglet "à propos" des éléments de réponses. Répondre collectivement à ces challenge et informer de la progression éthique est le rôle que s'est justement donné ETIKA MONDO. D'où ses sollicitations régulières avant une première phase pour la mise en place du réseau.
mercredi 1 février 2012
Le Japon se prépare à se passer du nucléaire dès cet été
Yukio Edano a prévenu dans un entretien accordé à l'agence Dow Jones Newswires qu'il ne pouvait s'engager sur un calendrier pour la réactivation des tranches stoppées. "Si nous fixions une date pour la relance de réacteurs, cela signifierait que nous tirons par avance des conclusions positives sur la sécurité et, dans ce cas, nous ne pouvons pas obtenir la compréhension du peuple", a-t-il expliqué. "Nous devons dès lors prendre des dispositions au cas où plus aucune centrale nucléaire ne serait exploitée dans les prochains mois et surtout lors des pics de consommation estivaux", a-t-il ajouté.
Sur le parc japonais de 54 réacteurs, seulement cinq restent encore en activité, mais ils doivent être stoppés d'ici à mai et nul ne sait quand les autres tranches pourront être remises en service. A la suite du tremblement de terre et du tsunami qui, le 11 mars, ont causé l'accident à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (nord-est), une quinzaine de réacteurs ont été subitement arrêtés dans les centrales du nord-est, puis deux autres tranches présentant des risques à Hamaoka (centre). Le redémarrage de tous les autres réacteurs stoppés pour une session de maintenance régulière (obligatoire après 13 mois d'exploitation), ou à cause des secousses sismiques, est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l'approbation des autorités locales, ce qui retarde l'échéancier habituel.
Les compagnies d'électricité, qui appellent la population et les entreprises à réduire leur consommation, sont forcées de remettre en exploitation des centrales thermiques afin de compenser. Le gouvernement étudie pour sa part des plans d'urgence pour faire face à une éventuelle pénurie de courant. "Passer l'été sans énergie nucléaire sera extrêmement difficile", a prévenu le ministre, mais il a dans le même temps souligné que les contrôles de sécurité ne pouvaient être accélérés juste pour obtenir leur redémarrage à temps.
La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploitait les deux centrales de la préfecture de Fukushima et qui dessert la mégapole de Tokyo, estime pour sa part qu'il est quasi certain qu'aucun de ses réacteurs ne fonctionnera cet été. (belga)
jeudi 12 janvier 2012
POUR QUE LES POLITICIENS SOIENT MOBILISES SUR LES CATASTROPHES NUCLEAIRES
Sur Facebook une initiative positive.
Entrez dans la danse!
Le dimanche 6 mai 2012
Maintenant, imaginez qu'une "LOI DE LA RESPONSABILITE NUCLEAIRE" soit votée et qu'elle oblige ceci :
"Tout élu politique au départ de son mandat doit se positionner pour ou contre l'énergie atomique. Dans un soucis de responsabilité, d'équité et de justice sociale, les élus qui se seront positionnés favorablement seront mobilisés les premiers sur les lieux en cas de catastrophe nucléaire"
Pensez-vous un instant que les élus politiques pro-nucléaires, depuis les maires jusqu'au président de la République, persévèreraient dans la politique nucléaire de la France ?
Cette page évènementiel a pour objectifs :
- de mobiliser un maximum de personnes présentes sur Facebook favorables à cette résolution
- de mobiliser des compétences et du temps pour faire progresser cette idée jusqu'aux élections présidentielles du 6 mai 2012.
L'inscription n'oblige en rien à l'implication, conscients qu'il y a tant de combats à mener et de l'amour au quotidien à partager. Toutefois, chaque inscription est un appel en plus sur la toile pour dire stop à l'irresponsabilité - ou bien au partage des conséquences.
Il est donc important de vous inscrire. Selon l'impact de cette initiative il y aura ou pas un évènement prévu le jour des élections, mais ce n'est pas la priorité. Le véritable évènement est de nous mobiliser de manière virale : c'est-à-dire par Internet. Le 6 mai 2012 est en fait notre échéance, notre challenge.
N'hésitez pas à venir diffuser vos informations, appels à mobilisation, associations, blogs, etc.
Ca ne coûte rien, ça ne prend pas beaucoup de temps, et ça peut être très efficace : mobilisez vos réseaux. Tous vos réseaux. Pour dire STOP AU NUCLEAIRE.
Boris Aubligine
Aujourd'hui nous avons passé la barre des 2000 invités. Merci à tou/tes ceux qui mobilisent leur réseau. L'idée se diffuse c'est important. pour le moment nous sommes sur la partie basse de l'exponentielle.
Je rappelle, tout le monde peut laisser des messages de colère, d'espoir, des idées, des invitations, des liens... et tout le monde peut venir piocher ce qu'il veut.
Si vous faites partie d'un réseau, n'hésitez pas à me contacter il est tout à fait possible de travailler ensemble pour faire progresser cette idée et gageons qu'elle devienne une réalité.
Merci à toutes et à tous.
https://www.facebook.com/events/228425930569929
dimanche 18 décembre 2011
Nationalisons Fukushima-Daiichi
En quoi les raisons, la réalité, et les conséquences de cette catastrophe qui touche la planéte et tous les peuples qui sont à sa surface, ainsi qu'hélas, bien probablement, nombre de membres de leur progéniture à venir, pourraient rester dans le très frileux giron d'une firme irresponsable qui a démontré, avec sans doute une forme de complicité tacite de l'état Nippon, et son incompétence et sa veulerie crasse et assassine.
Je propose qu'une pétition en ce sens voit le jour.
mercredi 7 décembre 2011
Enrayer l’engrenage pro-nucléaire
Bonjour,
Aujourd’hui, l’UMP lance une vaste campagne de propagande en faveur de l’atome, à coups de millions d’affiches et de tracts... et de centaines de milliers d’euros. La bataille électorale a commencé, et la sortie du nucléaire en est déjà l’un des principaux enjeux.
Sortir du nucléaire, c’est possible :
donnez-nous les moyens de faire entendre largement notre message ! Aujourd’hui, nous avons besoin d’au moins 3 000 dons de 30 € pour continuer à combattre le matraquage du lobby nucléaire. Indépendants de l’État à 100 %, nous sommes dépendants de vous. Sans votre soutien, nous ne pourrons pas agir.
Si vous êtes imposable, un don de 30 € ne vous coûtera en réalité que 10 €, puisqu’il est déductible de vos impôts à 66 %. Même plus modeste, votre don sera un grain de sable essentiel pour enrayer la machine nucléaire.
Nous comptons sur votre soutien. Merci infiniment !
Toute l’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"
Je souhaite vous envoyer un don sans utiliser PayPal
Aujourd’hui, l’UMP lance une vaste campagne de propagande en faveur de l’atome, à coups de millions d’affiches et de tracts... et de centaines de milliers d’euros. La bataille électorale a commencé, et la sortie du nucléaire en est déjà l’un des principaux enjeux.
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Si vous êtes imposable, un don de 30 € ne vous coûtera en réalité que 10 €, puisqu’il est déductible de vos impôts à 66 %. Même plus modeste, votre don sera un grain de sable essentiel pour enrayer la machine nucléaire.
Nous comptons sur votre soutien. Merci infiniment !
Toute l’équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"
Le Réseau "Sortir du nucléaire", c'est plus de 900 associations,
55 000 membres, des milliers de militants actifs partout en France. Le Réseau, c'est chaque année :
|
Réseau "Sortir du nucléaire"
http://www.sortirdunucleaire.org
contact@sortirdunucleaire.fr
9 rue Dumenge - 69317 LYON cedex 04
Tél : 04 78 28 29 22
http://www.sortirdunucleaire.org
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9 rue Dumenge - 69317 LYON cedex 04
Tél : 04 78 28 29 22
samedi 26 novembre 2011
Projet 47 : pour une meilleure information des Japonais en zone irradiée
La CRIIRAD nous a rejoint et nous la remercions pour son soutien, ses équipements, ses conseils, et ses méthodes scientifiques de mesure. Aujourd’hui, afin de poursuivre notre action, nous lançons un appel au monde entier. Nous avons besoin de votre aide et de votre soutien - pour notre futur et pour le vôtre. Rejoignez-nous afin que les gens sur place puissent, en toute connaissance de cause et avec les moyens qui leur sont nécessaires et dont ils ne disposent pas toujours, décider enfin de se protéger, d’évacuer, de migrer.
Ainsi, et pour prendre un premier exemple, suite à la décision prise par l’agence de sûreté nucléaire du premier ministre, le ministère de l’éducation et de la science a remonté la limite d’exposition aux radiations à 20 millisievert par an. Cette limite concerne aussi bien les adultes que les enfants. En Allemagne, pour établir une comparaison, 20 millisievert par an est la limite d’exposition tolérée pour les travailleurs du nucléaire [1].
Cinq ans après l’accident de Tchernobyl, le gouvernement biélorusse a décidé de donner l’autorisation aux résidents d’évacuer des zones où la radioactivité atteignait 1 millisievert par an. Quant aux zones où étaient mesurés 5 millisievert par an, les résidents en étaient obligatoirement évacués [2] .
Revenons à la situation au Japon. Bien que les enfants soient plus sensibles que les adultes à la radioactivité et après que 1600 mesures ont été effectuées dans des jardins d’enfants, des crèches, des écoles élémentaires ou primaires, les pouvoirs publics ont demandé que les enfants demeurent dans des endroits contaminés. Voilà un second exemple du genre de décisions qui ont été prises au Japon récemment. Si on n’appelle pas cela de la pure folie, comment peut-on qualifier autrement de tels actes ?
Télévision, responsables gouvernementaux, politiciens et universitaires financés par l’industrie nucléaire continuent de dire : « c’est sans danger, c’est sans danger et c’est sans danger ». Ils ajoutent que les informations qui rendent compte de manière alarmiste d’un danger de contamination radioactive sont erronées, que ce sont des rumeurs nuisibles. Des rumeurs nuisibles ? Des informations erronées ? Nous savons pourtant, et sans aucun doute possible, que les radiations sont nocives.
Nous savons aussi, et sans aucun doute possible, que 20 millisievert est un seuil ne permettant pas de protéger la santé et la vie, particulièrement celles des enfants. Qui répand des rumeurs nocives ? Qui répand des informations erronées ? Qui émet chaque jour en continu 154 milliards de becquerels de radiation ?
Pour notre part, nous savons qui. Quant aux responsables gouvernementaux, politiciens, responsables de Tepco, gens de la télévision, universitaires financés par l’industrie nucléaire, qu’ils campent face à un miroir pour savoir qui.
À partir de la quantité totale de radiations dispersées entre le 11 mars et le 11 avril, on peut désormais affirmer, et sans aucun doute possible, que la quantité quotidienne de radiations reçues durant cette période est de l’ordre de 10.000 milliards à 20.000 milliards becquerels [3].
Nous en avons déjà plus qu’assez. Il nous faut maintenant faire face au simple énoncé des faits, nous organiser et prendre les décisions par nous-mêmes.
C’est pourquoi nous venons de créer le Projet 47 : afin que les gens accèdent à la bonne information et prennent conscience de ce qui est véritablement en train de se passer. 47 est le chiffre symbolique qui représente le nombre de départements au Japon. Ce projet ne concerne pas que les Japonais, mais s’adresse aussi à tous ceux qui vivent et continueront de vivre au Japon, à ceux qui, depuis le 11 mars 2011, doivent vivre avec les radiations. Les radiations ne discriminent personne. _ Pour elles, il n’y a ni race, ni nationalité, ni riche, ni pauvre, et elles n’ont certainement pas besoin d’un passeport ni d’un visa pour sortir de ce pays. Nous mesurerons et détecterons par nous-mêmes. Nous mettrons des instruments de mesure à la disposition de ceux qui vivent sur place afin qu’ils mesurent par eux-mêmes, qu’ils prennent connaissance, qu’ils voient l’invisible, qu’ils identifient la situation réelle, et qu’ils prennent la décision la meilleure, pour eux et pour nous tous. Le gouvernement japonais ne le fait pas. Nous, le peuple, nous le ferons.
La CRIIRAD nous a rejoint et nous la remercions pour son soutien, ses équipements, ses conseils, et ses méthodes scientifiques de mesure. Aujourd’hui, afin de poursuivre notre action, nous lançons un appel au monde entier. Nous avons besoin de votre aide et de votre soutien - pour notre futur et pour le vôtre. Rejoignez-nous afin que les gens sur place puissent, en toute connaissance de cause et avec les moyens qui leur sont nécessaires et dont ils ne disposent pas toujours, décider enfin de se protéger, d’évacuer, de migrer.
Wataru Iwata, Projet 47 _Siège de « Project 47 Indicators »
1802-1 Higashiide, Takanecho
Hokuto city, Yamanashi 408-0003
Tel : 0551-46-2359
Mobile : 080-5499-0612
Email : gauge47project@gmail.com
Contact international :
Tel : 090-6193-0331
Email : wtr.comm@gmail.com
Institut français de recherche sur le Japon contemporain
UMIFRE 19 CNRS-MAEE
Maison franco-japonaise
3-9-25 Ebisu Shibuya-ku Tokyo 150-0013 Japon
Tél : + 81-3-5421-7641
thierry.ribault@mfj.gr.jp
Cinq ans après l’accident de Tchernobyl, le gouvernement biélorusse a décidé de donner l’autorisation aux résidents d’évacuer des zones où la radioactivité atteignait 1 millisievert par an. Quant aux zones où étaient mesurés 5 millisievert par an, les résidents en étaient obligatoirement évacués [2] .
Revenons à la situation au Japon. Bien que les enfants soient plus sensibles que les adultes à la radioactivité et après que 1600 mesures ont été effectuées dans des jardins d’enfants, des crèches, des écoles élémentaires ou primaires, les pouvoirs publics ont demandé que les enfants demeurent dans des endroits contaminés. Voilà un second exemple du genre de décisions qui ont été prises au Japon récemment. Si on n’appelle pas cela de la pure folie, comment peut-on qualifier autrement de tels actes ?
Télévision, responsables gouvernementaux, politiciens et universitaires financés par l’industrie nucléaire continuent de dire : « c’est sans danger, c’est sans danger et c’est sans danger ». Ils ajoutent que les informations qui rendent compte de manière alarmiste d’un danger de contamination radioactive sont erronées, que ce sont des rumeurs nuisibles. Des rumeurs nuisibles ? Des informations erronées ? Nous savons pourtant, et sans aucun doute possible, que les radiations sont nocives.
Nous savons aussi, et sans aucun doute possible, que 20 millisievert est un seuil ne permettant pas de protéger la santé et la vie, particulièrement celles des enfants. Qui répand des rumeurs nocives ? Qui répand des informations erronées ? Qui émet chaque jour en continu 154 milliards de becquerels de radiation ?
Pour notre part, nous savons qui. Quant aux responsables gouvernementaux, politiciens, responsables de Tepco, gens de la télévision, universitaires financés par l’industrie nucléaire, qu’ils campent face à un miroir pour savoir qui.
À partir de la quantité totale de radiations dispersées entre le 11 mars et le 11 avril, on peut désormais affirmer, et sans aucun doute possible, que la quantité quotidienne de radiations reçues durant cette période est de l’ordre de 10.000 milliards à 20.000 milliards becquerels [3].
Nous en avons déjà plus qu’assez. Il nous faut maintenant faire face au simple énoncé des faits, nous organiser et prendre les décisions par nous-mêmes.
C’est pourquoi nous venons de créer le Projet 47 : afin que les gens accèdent à la bonne information et prennent conscience de ce qui est véritablement en train de se passer. 47 est le chiffre symbolique qui représente le nombre de départements au Japon. Ce projet ne concerne pas que les Japonais, mais s’adresse aussi à tous ceux qui vivent et continueront de vivre au Japon, à ceux qui, depuis le 11 mars 2011, doivent vivre avec les radiations. Les radiations ne discriminent personne. _ Pour elles, il n’y a ni race, ni nationalité, ni riche, ni pauvre, et elles n’ont certainement pas besoin d’un passeport ni d’un visa pour sortir de ce pays. Nous mesurerons et détecterons par nous-mêmes. Nous mettrons des instruments de mesure à la disposition de ceux qui vivent sur place afin qu’ils mesurent par eux-mêmes, qu’ils prennent connaissance, qu’ils voient l’invisible, qu’ils identifient la situation réelle, et qu’ils prennent la décision la meilleure, pour eux et pour nous tous. Le gouvernement japonais ne le fait pas. Nous, le peuple, nous le ferons.
La CRIIRAD nous a rejoint et nous la remercions pour son soutien, ses équipements, ses conseils, et ses méthodes scientifiques de mesure. Aujourd’hui, afin de poursuivre notre action, nous lançons un appel au monde entier. Nous avons besoin de votre aide et de votre soutien - pour notre futur et pour le vôtre. Rejoignez-nous afin que les gens sur place puissent, en toute connaissance de cause et avec les moyens qui leur sont nécessaires et dont ils ne disposent pas toujours, décider enfin de se protéger, d’évacuer, de migrer.
Wataru Iwata, Projet 47 _Siège de « Project 47 Indicators »
1802-1 Higashiide, Takanecho
Hokuto city, Yamanashi 408-0003
Tel : 0551-46-2359
Mobile : 080-5499-0612
Email : gauge47project@gmail.com
Contact international :
Tel : 090-6193-0331
Email : wtr.comm@gmail.com
Institut français de recherche sur le Japon contemporain
UMIFRE 19 CNRS-MAEE
Maison franco-japonaise
3-9-25 Ebisu Shibuya-ku Tokyo 150-0013 Japon
Tél : + 81-3-5421-7641
thierry.ribault@mfj.gr.jp
[1] http://www.spiegel.de/wissenschaft/...
[2] Synopsis of legislative efforts and impact study of Belarus : Tetsuji Imanaka (Kyoto University nuclear reactor laboratory) Vladmir P. Matsuco (Belarus Science Academy・Radiation Biology Laboratory) http://www.rri.kyotou.ac.jp/NSRG/Ch...
[3] Nuclear and Industrial Safety Agency http://www.nisa.meti.go.jp/
[2] Synopsis of legislative efforts and impact study of Belarus : Tetsuji Imanaka (Kyoto University nuclear reactor laboratory) Vladmir P. Matsuco (Belarus Science Academy・Radiation Biology Laboratory) http://www.rri.kyotou.ac.jp/NSRG/Ch...
[3] Nuclear and Industrial Safety Agency http://www.nisa.meti.go.jp/
jeudi 24 novembre 2011
"Valognes Stop Castor" du 22 au 24 novembre
Camp anti-nucléaire "Valognes Stop Castor"
du 22 au 24 novembre
Pour un rassemblement anti-nucléaire en écho avec les luttes allemandes. Le train de déchets nucléaires castor ne passera pas comme ça ! Retrouvons-nous à Valognes le 22/23/24 novembre 2011 pour le bloquer et imaginer des perpectives.
Rassemblement et manifestation, le 24/11, 11h, Valognes
La catastrophe de Fukushima se rajoute à la longue liste de l'horreur quotidienne du nucléaire, mais il n'est plus temps de s'étonner de cette réalité. Si pour certains elle est l'alibi d'un contrôle et d'une gestion de la vie plus poussée, elle attise pour d'autres un sentiment de colère qui ne se dissout pas dans le fatalisme ambiant ou l'attente désespérée d'une échéance électorale. C'est par un geste fort porté collectivement à l'intérieur même du pays le plus nucléarisé du monde que sortir de cette impuissance devient tangible.
En novembre prochain partira le dernier transport de déchets nucléaires CASTOR (Cask for Storage and Transport Of Radioactive Material) de La Hague à Gorleben en Allemagne. Voilà qui nous donne une occasion d'agir. La question des déchets constitue le maillon faible de l'industrie nucléaire, et l'illustration la plus frappante du scandale qu'elle est dans son ensemble : on ne sait pas plus s'en débarrasser aujourd'hui qu'il y a soixante ans - on les envoie finir leur demi-vie sous terre à Bure, en Lorraine, ou à l'air libre en Sibérie.
Le transport de novembre 2010 a été marqué par une très forte mobilisation en Allemagne. Depuis 15 ans, pas un train ne passe sans embûches. La diversité des pratiques de blocage permet un véritable harcèlement sur la quasi totalité de la ligne: par exemple, quand 50000 personnes manifestent à Dannenberg, 400 paysans du Wendland stationnent leurs tracteurs pour bloquer les convois policiers, tandis qu'à Hitzacker, 1400 personnes s'invitent sur les voies. L'an passé, l'arrêt du convoi durant quatre jours a rendu plus onéreux la sécurisation du transport que le transport lui-même.
Ce que nous proposons, c'est donc de nous approprier les méthodes les plus éprouvées du mouvement anti-nucléaire allemand et de doubler le traditionnel rassemblement de Valognes d'un camp de deux jours, d'où partent actions et réflexions. Il existe d'ors et déjà des collectifs locaux constitués ces derniers mois à la suite de Fukushima, ainsi que des personnes qui s'organisent contre le projet de ligne Très Haute Tension dans la Manche, en Mayenne et en Ille et Vilaine. Nous appelons au rassemblement le plus large possible afin de bloquer le train CASTOR à son point de départ et pourquoi pas sur tout le reste de son trajet. Après la grande manifestation de Rennes du 15 octobre, ce serait une façon d'insuffler un nouvel élan à la lutte, de relancer le mouvement anti-nucléaire en France et, qui sait ?, d'un jour vaincre.
La fermeture de la centrale de Fessenheim repoussée de dix ans. Un président de la République qui ne voit pas en quoi la catastrophe de Fukushima pourrait remettre en cause l'industrie nucléaire française. La présidente d'Areva qui, à peine limogée, trouve refuge au conseil d'administration d'un quotidien national réputé « de gauche ». Comme le nuage de Tchernobyl en son temps, il semble que les effets dévastateurs de l'explosion de Fukushima sur le consensus nucléariste doivent une nouvelle fois s'arrêter aux frontières de la France. La folle arrogance des nucléocrates hexagonaux n'a pas de limites : l'Allemagne décide de sortir du nucléaire, c'est un « cas isolé ». La Suisse puis l'Italie lui emboîtent le pas : tant mieux, on leur vendra notre électricité. Un peu plus et on nous expliquait, diagrammes psychologiques à l'appui, que si le Japon, à son tour, veut en finir avec ses centrales, c'est en vertu d'un excès passager de radiophobie.
Partout dans le monde, le tissu de raisonnements spécieux, de promesses mirifiques et de mensonges éhontés avec lequel se soutenait le lobby nucléaire se déchire. Fukushima a exposé aux yeux de tous l'incroyable bricolage à quoi se réduit le fonctionnement quotidien d'une centrale dans le pays « le plus avancé technologiquement au monde ». On ne peut plus ignorer sans mauvaise foi la démission soudaine de tous les responsables dès que survient l'accident, l'impuissance du gouvernement japonais à faire face à la moindre des conséquences de celui-ci, les dosimètres distribués aux écoliers pour déguiser cette impuissance en constat scientifique, le réhaussement aléatoire et opportun des seuils de toxicité admissibles par l'organisme humain, bref : l'incompatibilité entre le nucléaire et le fait d'habiter quelque part sur la planète Terre. Tandis que s'effondrent tous les arguments économiques en faveur de l'atome, les Etats les plus lucides laissent derrière eux ce monstre incontrôlable. Avec ses projets d'EPR, d'ITER, avec son MOX et ses « dommages collatéraux » que des territoires entiers subissent à l'extérieur de l'Europe, la France fait de plus en plus l'effet d'un malade en plein délire qui divague dangereusement dans le concert des nations. A voir l'Etat français engloutir depuis des décennies des milliards en pure perte, on se dit que s'il s'agissait d'un individu, cela ferait bien longtemps qu'on l'aurait mis sous curatelle. Mais la passion nationale des grands équipements et des nouvelles technologies, le rêve d'exporter un jour quelque chose d'autre que du vin, des armes et des bagnoles rencontrent ici les intérêts bien compris d'une mafia économique, d'une secte de scientifiques et d'ingénieurs qui se croient une élite. Pour le lobby nucléariste français, la seule façon d'échapper à la sanction de tous ses crimes et mensonges passés est d'en commettre d'encore plus énormes. Si la population a été un jour prise en otage, c'est par ces gens et cette démence-là. Le nucléaire en France est un cauchemar dont Fukushima doit sonner le réveil.
Pour commencer, il faut reconnaître l'échec des hypothèses qui ont porté les réseaux anti-nucléaires de la phase précédente.
1- L'hypothèse qu'il suffirait de « faire de l'information » et de faire pression sur les élus, qui ne seraient pas assez au fait de la menace nucléaire, a été battue en brèche par Fukushima : tout le monde sait désormais. Des sondages veulent bien admettre que 60 % de la population française ne veut plus du nucléaire et pourtant rien ne change. C'est donc que le problème nucléaire en France n'est pas une question technique d'argumentation rationnelle et de transparence de l'information, mais une question politique de rapport de force. Si le gouvernement allemand, clairement nucléariste, a décidé de sortir du nucléaire sous dix ans, ce n'est pas en vertu d'une soudaine illumination de la raison, mais grâce à la puissance d'un mouvement capable d'agir et de mettre des centaines de milliers de gens dans la rue.
2- Les luttes anti-nucléaires historiques en France et ailleurs dans le monde n'ont jamais remporté de victoire qu'à condition d'avoir une forte emprise locale. C'est au fond la différence entre Plogoff et Malville. C'est aussi l'explication de la longevité et de la vigueur intacte de la mobilisation allemande dans le Wendland contre les transports de déchets Castor. C'est donc pour commencer localement qu'il faut s'organiser, et de là être capable d'en appeler au soutien de tous ceux qui viennent d'ailleurs.
3- Le problème nucléaire ne se pose pas en termes de risques qu'il faudrait gérer et idéalement faire tendre vers zéro. Il n'y a pas le fonctionnement normal du nucléaire et ses regrettables accidents. Lorsqu'il se rappelle à nous périodiquement, par une catastrophe tonitruante, on en oublierait presque que la catastrophe tient tant dans ses dysfonctionnements que dans ce qu'il empêche même en parfait état de marche. Le nucléaire irradie au moins autant nos imaginaires que nos thyroïdes. Tous nos possibles s'éclipsent derrière l'échelle démesurée qu'il impose. De telles infrastructures, quadrillant des milliers de km², induisent une gestion et une organisation à cette mesure. Quant à la dangerosité, elle sous-tend une parfaite maîtrise des "populations" vivant sur les territoires impliquées. Le nucléaire contraint à un monde globalisé et pacifié; il réalise en cela l'idéal du crédit sur plusieurs générations. Et, tout comme l'économie, la nécessité de s'en défaire apparaît impérieusement à quiconque ne voit pas, dans la perpétuation de ce monde, un horizon désirable.
4 - La nécessité de nous opposer au nucléaire ne signifie pas qu'il faille lui opposer les « énergies alternatives », sous peine de nous retrouver aux côtés des nouvelles mafias industrielles qui exproprient les paysans des Pouilles et bientôt du Maghreb pour y construire leurs absurdes centrales solaires, et pour finir aux côtés du CEA devenu entre-temps Commissariat aux Energies Alternatives. La ligne de partage n'est pas entre le nucléaire et les énergies alternatives mais entre une production d'énergie centralisée, commerciale et gérée par en haut, et une production décentralisée, contrôlée localement et renouvelable ; une production en contact direct avec les besoins qu'elle doit satisfaire. C'est seulement à l'échelle locale que se dissout l'alternative entre le nucléaire et la bougie : car là les besoins existants peuvent se donner les moyens de la production qui leur est nécessaire, et en retour les possibilités de production peuvent redéfinir intelligemment les besoins. Il faut cesser de penser la question de l'énergie en terme national si l'on entend sortir de l'impuissance.
5 - A quelque tendance du mouvement anti-nucléaire que l'on appartienne, il faut cesser de faire grief de notre échec collectif à telle ou telle autre tendance. Ce mécanisme de division atavique nous dédouane certes de toute responsabilité, mais nous condamne à perpétuer les causes de notre faiblesse. L'enseignement qui nous vient du mouvement allemand est précisément que les différentes tendances peuvent coexister sur une base pratique, en ayant chacune son mode d'action. A partir du moment où toutes poursuivent sincèrement le but commun d'en finir maintenant et par elles-mêmes avec le nucléaire, aucune n'a de titre à condamner la stratégie adoptée par les autres. La permanence des luttes de chapelles en France n'exprime que l'insuffisance pratique du mouvement. C'est justement par les différentes manières de se rapporter aux gestes de lutte sur un territoire que les luttes du Wendland ou du Val de Susa (la vallée italienne opposée à la construction d'une ligne de TGV) ont trouvé leur force.
Maintenant que des Etats s'engagent à renoncer au nucléaire, poussons avec force vers une sortie totale et immédiate. Ne soyons pas dupes des effets d'annonce gouvernementaux, comme celles d'une sortie « responsable » du nucléaire en 30 ans : il se peut bien que ce ne soit pour les dirigeants qu'une façon de gagner du temps, et qu'ils reviennent sur cette décision dès que l'occasion s'en présentera et que l'émotion sera retombée. Le nucléaire a la peau dure. Dans la mesure où l'on ne peut laisser nos vies entre les mains d'aucun dirigeant, la seule garantie de l'exécution effective des décisions prises est justement la permanence et la puissance du mouvement. On a assez joué avec nos vies. Nous ne nous laisserons pas gérer dans le cadre de la dénucléarisation comme on a pu gérer notre nucléarisation.
La manifestation du 15 octobre à Rennes sera l'occasion de nous retrouver à la fin du cortège, pour discuter plus largement du camp de novembre à Valognes.
Les détails de ce camp seront sur le blog. N'hésitez pas à nous contacter pour les différentes contributions logistiques que chacun ou que chaque groupe pourrait apporter, comme des cantines, des barnums, etc.
Pour plus d'infos : http://valognesstopcastor.noblogs.org/
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