dimanche 27 novembre 2011

NUCLEAIRE: Le Scandale des déchets


En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le « développement durable ». Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?
DÉCHETS : LE CAUCHEMAR DU NUCLÉAIRE
Réalisateur : Eric Guéret
Auteurs : Laure Noualhat et Eric Guéret
Avec la participation de Michèle Rivasi et Jean-Luc Thierry
Production : ARTE France, Bonne pioche, en association avec Sundance Channel
Mardi, 13 octobre 2009 à 20:45 sur ARTE
Rediffusion jeudi 15 octobre à 09H55
(France, 2009, 98mn)
La Russie accueille sur son sol 13% de nos déchets nucléaires. On y découvre des villes secrètes de 30 000 habitants comme Tomsk, en Sibérie, où dorment, impunément, des tonnes d'uranium enrichi, tandis qu'à l'hôpital d'à coté, la directrice reconnait un taux de cancer anormalement élevé. Des responsables de la com » de l'usine Areva de la Hague incapables d'affirmer face caméra qu'il y a « zéro contamination ». Sans parler des responsables d'EDF qui annulent l'interview quand ils comprennent la teneur des questions..
Talon d'Achille de l'industrie nucléaire en France, la question des déchets n'a jamais été explorée par une enquête de cette envergure (huit mois sur trois continents). En se faisant accompagner par les militants de Greenpeace -qui accumulent des données depuis trente ans- et les experts de la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (Criirad).
Ce documentaire pose beaucoup plus de questions qu'il apporte de réponses, notamment du fait du black-out opposé par EDF et Areva.
Malgré le barnum médiatique déclenché par ce documentaire accompagné d'un livre, Areva ne semble pas près de changer sa com, alléguant que le nucléaire est recyclable à 96%. Alors que, selon les nouveaux calculs que l'enquête a permis de réaliser, le taux effectif de recyclage des matières nucléaires n'est que de 10%. Ce qu'Areva appelle matière recyclable et qui est envoyé en Russie n'est en effet pas réexploité, mais reste entreposé pour 80 à 90%. 

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Pour poursuivre le dernier documentaire portant sur Lbataille de Tchernobyl, voila pour vous un excellent documentaire de Arte sur les déchets nucléaire. Comme inscrit sur la pochette « L'obligation de subir nous donne le droit de savoir ». Oui mais, sommes nous vraiment encore obligé de subir? Subissons nous vraiment? Car pour subir il faut être dans une position de faiblesse ou le rapport de force n'est pas à notre avantage. Selon moi, si la majorité des gens étaient mieux informés sur le nucléaire, ce rapport de force changerait car les populations sont beaucoup plus nombreuse que les lobbyistes du nucléaire et elles refuseraient de financer cette industrie de la mort. La sagesse passe par la connaissance de la vérité.
Titre : Déchets : le cauchemar du nucléaire Réalisateur : Eric Guéret Auteurs : Laure Noualhat et Eric Guéret Production : ARTE France, Bonne pioche, en association avec Sundance Channel
Présentation :
En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le « développement durable ». Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?
Car les déchets sont le point faible du nucléaire, son talon d’Achille, son pire cauchemar.
Entre les pro et les anti-nucléaires, le débat fait rage. Faut-il oui ou non relancer cette énergie que la plupart des pays européens avaient déjà décidé d’abandonner ? Au cœur des débats, la crainte des déchets nucléaires, partagée par tous. Car les déchets sont le point faible du nucléaire, son talon d’Achille, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Pourtant, les quelques pays européens qui ont ouvert le débat sur la contamination des déchets (radioactifs pendant des milliers d’années), ont décidé de sortir progressivement du nucléaire.
C’est le cas de l’Autriche, de la Suède, de la Belgique ou de l’Allemagne. Mais que connaissons-nous exactement ? Comment les populations peuvent-elles avoir une vision claire d’un domaine couvert depuis toujours par le secret ? Pourquoi ce déficit démocratique sur une question politique et environnementale majeure ? Nous partons en quête de « la vérité sur les déchets » en France, en Allemagne, aux États-Unis et en Russie… Les scientifiques de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité) nous accompagnent sur les sites nucléaires. À l’aide des mesures et des prélèvements qu’ils effectuent sur le terrain, d’analyses et de rencontres avec des travailleurs du nucléaire et des opposants, nous tentons de répondre aux questions que tout le monde se pose.
• Les déchets sont-ils dangereux ? • Comment sont-ils gérés depuis l’origine du nucléaire ? • Existe-t-il une solution pour les déchets ?
Nous allons également à la rencontre des responsables politiques (Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, Robert Alvarez, ancien conseiller énergétique de l’administration Clinton) et industriels (Areva, EDF) pour tenter de résoudre d’autres interrogations.
• Les populations sont-elles informées des dangers des déchets ? • Le nucléaire peut-il être démocratique ? • Qui détient réellement le pouvoir ? • Quels sont les vrais enjeux politiques et industriels ? • Les déchets menacent-ils l’avenir du nucléaire ?
En partant à la quête de « la vérité sur les déchets », nous abordons le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. Ce film a l’ambition de donner enfin à chacun les clefs pour comprendre des choix qui pèsent lourd dans l’avenir de l’humanité.
Reportage en entier. Voila un héritage du nucléaire et de ses déchets :

samedi 26 novembre 2011

L'après Nucléaire les dangers


l'après Fukushima, un scandale apocalyptique !
En toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité immédiate des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines années. Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants... Sans aucune mise en garde sur les risques encourus ! Car entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d'uranium sur son territoire. Elles ont produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs qui ont été abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière. Qui sont les responsables ? Pourquoi ceux qui ont tenté de donner l'alerte n'ont-ils jamais été écoutés ? Pourquoi l'Etat n'a-t-il pas alerté les riverains ? Les populations sont-elles en danger ? Elise Lucet et l'équipe de Pièces à conviction ont mené l'enquête sur ce scandale, au coeur des campagnes et des villes françaises.

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Saint-Priest (Loire), la mine d'uranium a fermé en 1980. Depuis, des résidus radioactifs sont stockés sur le site, mais d'autres ont servi de matériau de construction, de remblai sur les chemins... Les riverains, inquiets, sont mobilisés. Reportage. (A voir également.)
"Biiiiiiiiiiiip!" D'un coup, le compteur Geiger s'affole; un son aigu, strident. C'est un caillou, échoué sur le bord d'un chemin, qui a fait s'emballer la machine. A 80 centimètres de la pierre, le compteur affiche déjà 15 microsieverts (µSv). Et les chiffres grimpent à mesure que l'on se rapproche: 89, 158, 195... Christian Courbon lance un sifflement de spécialiste: "Ouh la! Ça crache!"
Ça "crache" tellement, d'après ce technicien de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), que les 195 µSv mesurés représentent 800 fois le niveau de radioactivité naturelle (0,3 µSv). Traduction: il suffit de tenir ce caillou dans les mains pendant quelques heures pour atteindre la dose maximale annuelle admise par les autorités sanitaires. Pas rassurée, Arlette Maussan, qui se tient à ses côtés, recule d'un pas. "Ne restons pas là", lance la présidente du collectif des Bois noirs, une association de riverains qui se bat, depuis près de trente ans, pour informer la population. Droite comme un "I", sûre de son combat, Arlette raconte: née dans le coin, elle aime sa région et voudrait bien "se promener sans risques" dans le pays qui l'a vu grandir.


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Auvergne, Limousin,
AREVA refuse en outre de réaliser des échantillonnages permettant de vérifier si des déchets radioactifs sont présents sous les villas. Leur présence est hautement probable dans la mesure où les relevés radiamétriques effectués par la CRIIRAD en 2006 ont montré que la contamination est détectable contre le mur nord de la villa centrale. La présence de ces déchets explique que la concentration en radon 222 dans l’air intérieur de certaines de ces villas (gaz radioactif cancérigène) dépasse très largement les recommandations de l’OMS (100 Bq/m3) et le seuil d’intervention en urgence de 1000 Bq/m3 fixé par la réglementation française pour les Etablissements Recevant du Public. La CRIIRAD a mesuré en effet jusqu’à 5 000 Bq/m3 dans la chambre d’une des villas.
On notera que dans une habitation de même type construite à quelques centaines de mètres, sur un terrain non contaminé, les valeurs sont de 62 et 76 Bq/m3.
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Haute-Vienne,
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Jeremy Rifkin, Nucléaire, France


En 2005, les centrales thermiques (essentiellement nucléaires) d'EDF ont consommé 42 milliards de mètres-cubes d'eau douce. Consommation eau douce, France:
- Electricité: 57%
- Eau potable 18%
- Irrigation (agriculture): 14%
- Industrie: 11%

  • Je suis convaincu! Par contre c'est mal traduit par endroits.
    1:03-politicians haven't caught up = les hommes politiques n'ont pas encore compris (et non "se faire avoir")
    1:28-which is the rationale for the renaissance of this industry = ce qui est le raisonnement derrière le renouveau du secteur (et non le contre-sens "ce qui est irrationnel")
    2:32-it's disgraceful = c'est honteux (et non "ça dérange")
    4:14-in thirty, fourty years = dans 30-40 ans (et non "dans 34 ans" :P)
    Fresh water = eau douce (pas eau potable).

Les rejets en mer à Fukushima


Les rejets en mer à Fukushima trois fois plus importants qu'estimé

© ap
Le cumul des substances radioactives rejetées en mer par la centrale nucléaire accidentée de Fukushima serait environ trois fois plus important que ne le pensait l'opérateur du site, a affirmé vendredi la presse nippone.
© getty
© getty
Des chercheurs japonais évaluent à présent à 15.000 térabecquerels la quantité d'éléments radioactifs dispersés dans l'océan Pacifique entre mars et avril, à la suite des explosions d'hydrogène et autres avaries survenues à Fukushima Daiichi, complexe atomique endommagé par le séisme et le tsunami du 11 mars dans le nord-est de l'archipel. 

L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tecpo), avait estimé auparavant à 4.700 térabecquerels le total d'iode et césium radioactifs rejetés dans la mer, en fonction de prélèvements effectués début avril. 

Mais une équipe de chercheurs, dirigée par Takuya Kobayashi de l'Agence japonaise de l'Energie atomique, a fondé ses estimations sur d'autres données, provenant notamment d'échantillons d'eau de mer pris entre le 21 mars et le 30 avril, selon plusieurs quotidiens japonais. 

Selon les chercheurs, les particules radioactives sont arrivées en mer par divers canaux et d'autres, rejetées dans l'atmosphère, sont retombées dans l'eau de l'océan. 

Les bâtiments des réacteurs, qui ont été arrosés massivement pour être refroidis, ont laissé échapper des quantités d'eaux contaminées par les voies souterraines, tandis que des émissions radioactives ont accompagné les explosions d'hydrogène qui se sont produites dans plusieurs bâtiments de réacteurs durant les premiers jours suivant le désastre. (belga)

Fukushima @lex a Tokyo la réalité en vidéo


Alex à Fukushima
Depuis mars @lex témoignait régulièrement et nous faisait part de sa colère.
Cette video du 14 juin 2011 (avant-dernière à ma connaissance) a fait le tour du monde en quelques jours avec plus de 20 000 visionnages.
Il y a 4 jours, @lex et ses abonnés ont découverts que toutes les vidéos concernant ses témoignages avaient disparues de sa chaîne sur ce même site.
Voici ces vidéos...
@lex a Tokyo\Fukushima nuclear plant.(nitrogen injection)
06.04.2011

@lex a Tokyo\Japan magnitude 7 earthquake (tsunami alert now!)
07.04.2011

@lex a Tokyo\Where is the plutonium ?
10.04.2011

@lex a Tokyo\ALERT World in danger high level radiation!
11.04.2011

@lex a Tokyo\Level7 confirmed.(radiation will kill!
12.04.2011

@lex a Tokyo\Nuclear clash! Hysteria vs Minimalists
13.04.2011

@lex a Tokyo\Purchase fish from Fukushima
13.04.2011

@lex a Tokyo\What's going on in japan ?
14.04.2011

@lex a Tokyo\World radiations alert update
14.04.2011

@lex a Tokyo\Playing with words and brainwashing
14.04.2011

@lex a Tokyo\TEPCO new boss of Japan
15.04.2011

@lex a Tokyo\Part 1 fukushima Contamination
15.04.2011

@lex a Tokyo\Part 2 fukushima Contamination
15.04.2011

@lex a Tokyo\ Conspiracy haarp the ultimate baby toy
17.04.2011

@lex a Tokyo\Part 1 fukushima Nuclear crisis
17.04.2011

@lex a Tokyo\Part 1 fukushima World in chaos
17.04.2011

@lex a Tokyo\Fukushima Update-food contamination
21.04.2011

@lex a Tokyo\Nuclear when democracy fuck the freedom of speech we call
22.04.2011

@lex a Tokyo\No nuke no ogm international
15.06.2011

@lex a Tokyo\LA FRANCE DOIT SE REVEILLER
15.06.2011

Merci à Alexis Borreca

Conférence de presse CRIIRAD / PROJECT 47 à Tokyo 1er juin 2011





La transcription conférence de presse tenue par M. Wataru Iwata (projet 47) et M. Bruno CHAREYRON
(CRIIRAD) au Japon National Press Club à Tokyo le 1er Juin, 2011.
http://www.youtube.com/watch?v=rkcT9ScUyhY
TN: les parenthèses ont été délibérément ajoutées pour amener des précisions au texte en raison de la particularité de
la langue parlée japonaise.
0 m - 1 m 20 s
1. Modérateur
Désolé pour vous faire attendre. Nous sommes ici aujourd'hui avec M. Bruno Chareyron, qui est en charge de la
CRIIRAD laboratoire, la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité;
M. Chareyron présentera la CRIIRAD prochainement, l'organisation la CRIIRAD a été créée en France
après l'accident de Tchernobyl et est aujourd'hui de renommée internationale.
Mais d'abord, nous allons écouter M. Iwata de «Project 47», il va expliquer brièvement pourquoi ils
a invité la CRIIRAD.
1 m 20 s - 4 m 10 s
2. Intervention de M. Iwata
Mon nom est Iwata de "Project 47". Il s'agit d'un groupe d'action créée le 1er avril 2011. A cette époque,
un de nos membres a un peu d'essence à Miami-soma, et plusieurs autres dont moi-même,
étaient à Ishinomaki en tant que bénévoles équipés de compteurs Geiger. Quand nous sommes rentrés, nous sommes tous rencontrés à
Nihonmatsu pour un repas de travail; on voyait des gens là-bas qui faisaient leur quotidien propres
choses sans mesures de protection: aucune instruction confinement à domicile et aucune recommandation
ont été émises. Et pourtant, nous avons été en mesure d'établir avec nos instruments que la radiologie
situation n'était pas normale du tout. Comme la radioactivité est invisible, n'a pas d'odeur ou de couleur, ces personnes
tendaient à leur vie quotidienne comme d'habitude: c'est ainsi (nous avons réalisé l'importance de détenir ces
instruments et) nous avons décidé de créer ce groupe d'action.
Premièrement, nous avons commencé à chercher des dispositifs de comptage, mais nous n'avons pas trouvé pratiquement aucune au Japon.
Nous avons également contacté des distributeurs dans les Etats-Unis, l'Allemagne et la France, mais là encore, il
avait pas de stocks disponibles. Enfin, nous avons essayé d'obtenir une certaine part d'un ami qui était retourné en France,
et lui a demandé de regarder pour nous, ce qui l'a amené à contacter le CRIIRAD.
Nous avons expliqué notre mission à la CRIIRAD: l'Institut nous a prêté deux instruments de précision et d'une
douzaine de comptoirs portables. Avec cet équipement, nous avons ensuite allé à Fukushima vers la fin du
Avril et nous avons commencé à faire des mesures. Après nous avons commencé à envoyer les résultats de mesure à
l'CRIIRAD, nous avons inclus le long des opinions de la population.
Plus tard, le directeur général de la CRIIRAD, Bruno Chareyron est venu au Japon: il est ici depuis
24 mai et nous avons depuis lancé une campagne de mesure. 

Projet 47 : pour une meilleure information des Japonais en zone irradiée


La CRIIRAD nous a rejoint et nous la remercions pour son soutien, ses équipements, ses conseils, et ses méthodes scientifiques de mesure. Aujourd’hui, afin de poursuivre notre action, nous lançons un appel au monde entier. Nous avons besoin de votre aide et de votre soutien - pour notre futur et pour le vôtre. Rejoignez-nous afin que les gens sur place puissent, en toute connaissance de cause et avec les moyens qui leur sont nécessaires et dont ils ne disposent pas toujours, décider enfin de se protéger, d’évacuer, de migrer.

Depuis le 11 mars 2011, la situation au Japon est grave ; bien sûr, en raison du tremblement de terre et du tsunami ; mais surtout, et comme nul ne l’ignore, à cause du sérieux problème que pose aujourd’hui le désastre de la centrale atomique de Fukushima. Pris entre un désastre naturel et un désastre humain, nous avons attendu qu’en conséquence, le gouvernement mène des actions ambitieuses. Or, ce dernier est hors d’état de fonctionner et totalement hors de contrôle - ce qu’attestent les décisions insensées qu’il prend chaque jour.
Ainsi, et pour prendre un premier exemple, suite à la décision prise par l’agence de sûreté nucléaire du premier ministre, le ministère de l’éducation et de la science a remonté la limite d’exposition aux radiations à 20 millisievert par an. Cette limite concerne aussi bien les adultes que les enfants. En Allemagne, pour établir une comparaison, 20 millisievert par an est la limite d’exposition tolérée pour les travailleurs du nucléaire [1].
Cinq ans après l’accident de Tchernobyl, le gouvernement biélorusse a décidé de donner l’autorisation aux résidents d’évacuer des zones où la radioactivité atteignait 1 millisievert par an. Quant aux zones où étaient mesurés 5 millisievert par an, les résidents en étaient obligatoirement évacués [2] .
Revenons à la situation au Japon. Bien que les enfants soient plus sensibles que les adultes à la radioactivité et après que 1600 mesures ont été effectuées dans des jardins d’enfants, des crèches, des écoles élémentaires ou primaires, les pouvoirs publics ont demandé que les enfants demeurent dans des endroits contaminés. Voilà un second exemple du genre de décisions qui ont été prises au Japon récemment. Si on n’appelle pas cela de la pure folie, comment peut-on qualifier autrement de tels actes ?
Télévision, responsables gouvernementaux, politiciens et universitaires financés par l’industrie nucléaire continuent de dire : « c’est sans danger, c’est sans danger et c’est sans danger ». Ils ajoutent que les informations qui rendent compte de manière alarmiste d’un danger de contamination radioactive sont erronées, que ce sont des rumeurs nuisibles. Des rumeurs nuisibles ? Des informations erronées ? Nous savons pourtant, et sans aucun doute possible, que les radiations sont nocives.
Nous savons aussi, et sans aucun doute possible, que 20 millisievert est un seuil ne permettant pas de protéger la santé et la vie, particulièrement celles des enfants. Qui répand des rumeurs nocives ? Qui répand des informations erronées ? Qui émet chaque jour en continu 154 milliards de becquerels de radiation ?
Pour notre part, nous savons qui. Quant aux responsables gouvernementaux, politiciens, responsables de Tepco, gens de la télévision, universitaires financés par l’industrie nucléaire, qu’ils campent face à un miroir pour savoir qui.
À partir de la quantité totale de radiations dispersées entre le 11 mars et le 11 avril, on peut désormais affirmer, et sans aucun doute possible, que la quantité quotidienne de radiations reçues durant cette période est de l’ordre de 10.000 milliards à 20.000 milliards becquerels [3].
Nous en avons déjà plus qu’assez. Il nous faut maintenant faire face au simple énoncé des faits, nous organiser et prendre les décisions par nous-mêmes.

C’est pourquoi nous venons de créer le Projet 47 : afin que les gens accèdent à la bonne information et prennent conscience de ce qui est véritablement en train de se passer. 47 est le chiffre symbolique qui représente le nombre de départements au Japon. Ce projet ne concerne pas que les Japonais, mais s’adresse aussi à tous ceux qui vivent et continueront de vivre au Japon, à ceux qui, depuis le 11 mars 2011, doivent vivre avec les radiations. Les radiations ne discriminent personne. _ Pour elles, il n’y a ni race, ni nationalité, ni riche, ni pauvre, et elles n’ont certainement pas besoin d’un passeport ni d’un visa pour sortir de ce pays. Nous mesurerons et détecterons par nous-mêmes. Nous mettrons des instruments de mesure à la disposition de ceux qui vivent sur place afin qu’ils mesurent par eux-mêmes, qu’ils prennent connaissance, qu’ils voient l’invisible, qu’ils identifient la situation réelle, et qu’ils prennent la décision la meilleure, pour eux et pour nous tous. Le gouvernement japonais ne le fait pas. Nous, le peuple, nous le ferons.


La CRIIRAD nous a rejoint et nous la remercions pour son soutien, ses équipements, ses conseils, et ses méthodes scientifiques de mesure. Aujourd’hui, afin de poursuivre notre action, nous lançons un appel au monde entier. Nous avons besoin de votre aide et de votre soutien - pour notre futur et pour le vôtre. Rejoignez-nous afin que les gens sur place puissent, en toute connaissance de cause et avec les moyens qui leur sont nécessaires et dont ils ne disposent pas toujours, décider enfin de se protéger, d’évacuer, de migrer.


Wataru Iwata, Projet 47 _Siège de « Project 47 Indicators »
1802-1 Higashiide, Takanecho
Hokuto city, Yamanashi 408-0003
Tel : 0551-46-2359
Mobile : 080-5499-0612
Email : gauge47project@gmail.com
Contact international : 
Tel : 090-6193-0331
Email : wtr.comm@gmail.com
Institut français de recherche sur le Japon contemporain 
UMIFRE 19 CNRS-MAEE
Maison franco-japonaise
3-9-25 Ebisu Shibuya-ku Tokyo 150-0013 Japon
Tél : + 81-3-5421-7641
thierry.ribault@mfj.gr.jp
[1http://www.spiegel.de/wissenschaft/...
[2] Synopsis of legislative efforts and impact study of Belarus : Tetsuji Imanaka (Kyoto University nuclear reactor laboratory) Vladmir P. Matsuco (Belarus Science Academy・Radiation Biology Laboratory) http://www.rri.kyotou.ac.jp/NSRG/Ch...
[3] Nuclear and Industrial Safety Agency http://www.nisa.meti.go.jp/