vendredi 25 novembre 2011

Nos enfants de Tchernobyl 1986 2011 (-18ans)


La catastrophe de Tchernobyl


Est un accident nucléaire qui s'est produit le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, située en Ukraine, qui faisait partie à l'époque de l'URSS.


25 ans après, quels sont les dégâts sur les enfants...
Vue la position éternelle de notre bon ROI et en attendant que le Monde prennent conscience qu'il n'y a pas d'autre solution que d’arrêter Le Nikl'air (Depuis Tchernobyl) & Nikl'eau (Depuis Fukushima Daiichi)

Attention photos choc.




Page 01 Nos enfants de Tchernobyl (Déjà)
Page 02 Nos enfants de Fukushima (Bientôt)
Page 03 Nos enfants de France
 (Avenir)



Sarkozy Nucléaire Man

Sarkozy brandit le retour des 
«peurs moyenâgeuses»

Le Président n'est pas en campagne... mais c'est à l'accord entre le PS et EE-LV qu'il a répliqué dans un discours très politique, brandissant les pires menaces en cas de réduction du nucléaire.


Un déplacement de campagne sur cette «filière nucléaire dont la France peut être fière». Après un entretien avec des syndicalistes à la centrale EDF du Tricastin (Drôme), Nicolas Sarkozy, sur le chantier de la nouvelle usine d'enrichissement d'uranium d'Areva à Pierrelatte, a eu beau truffer son discours de «C’est mon devoir de président de la République» et de«en tant que chef de l’Etat», son ardent plaidoyer en faveur du nucléaire visait bien à répliquer à l’accord passé entre EELV et le PS. Sans les citer et en invoquant une «sortie du nucléaire» là où une réduction de 25% de la part de nucléaire dans l’électricité produite pour 2025 a été actée, le candidat non officiel a promis les pires maux si ces engagements devaient s’appliquer. «Conséquences dramatiques», «cataclysme», «coup à l’indépendance énergétique de la France», «politique de dépenses massives» ...
Gommant une contestation de longue date, Sarkozy commence par déplorer qu’un «consensus national de plus de soixante-cinq ans, qui réunissait la droite et la gauche» se brise pour des raisons, selon lui,«idéologiques». Même François Mitterrand n’avait pas osé, qui a engagé«la construction de 13 réacteurs» sans «jamais remettre en cause cet héritage». Et de proclamer: «Le nucléaire n’est ni de droite ni de gauche, il est l’intérêt supérieur de la France.»

«L’époque de la bougie»

A la façon du tract UMP qui sera diffusé à plus d’un million d’exemplaires, Sarkozy enchaîne sur la promesse d’EE-LV et du PS de fermer progressivement 24 réacteurs sur 58, en agitant successivement toutes les menaces. Outre le fait de voir «le savoir-faire technologique et les trésors d’intelligence et de recherche de sept décennies inéluctablement perdus», il brandit le «coup très dur» porté «à l’activité et à l’emploi». «Ce sont des pans entiers de notre industrie qui s’écrouleraient», prédit Sarkozy, évaluant à 240000 le nombre d’emplois directs et indirects dans la filière. Nucléaire-35 heures, même tarif: «Pourquoi devrait-on ajouter un nouveau boulet au pied de nos industries?»
La fermeture de 24 réacteurs -qui s’étalerait sur treize ans, jusqu’en 2025-, ce serait aussi un «doublement de la facture d’électricité des ménages» assurée, à en croire le Président, mais aussi «30000 éoliennes» dans le paysage. La note s’alourdit encore: «Qui paiera les 115 milliards d’investissement»?
Sarkozy finit par prononcer le nom de Fukushima mais c’est pour accuser la gauche, encore, de vouloir faire «régresser la sécurité». «Si le nucléaire est dangereux, pourquoi 24 réacteurs? Pourquoi pas les 58? C’est une curieuse conception de la protection des Français: "gardez vos vieilles centrales et n’en construisez pas de nouvelles".»
Dès le départ, avec un hommage appuyé à Georges Besse (promoteur du nucléaire sous De Gaulle), on n’évite pas les caricatures. Sarkozy va jusqu’à enjoindre les antinucléaires à «ne pas revenir à l’époque des peurs moyenâgeuses où on se méfiait du progrès», à «ne pas retourner à l’époque de la bougie» ou du «charbon»...
Pas un discours politique, on vous dit, mais un Président qui «[se doit] d’appeler chacun à ses responsabilités».
Libération Par LAURE EQUY
REVUE PAR "YEN À MARE".


Cette vidéo est un backup d'une vidéo qui a été "mystérieusement" censurée, effacée de YouTube. A croire qu'avec 78350 vues elle était devenue "trop" populaire. L'auteur est playbacklapompe sur YouTube.


jeudi 24 novembre 2011

"Valognes Stop Castor" du 22 au 24 novembre

Camp anti-nucléaire "Valognes Stop Castor" du 22 au 24 novembre Pour un rassemblement anti-nucléaire en écho avec les luttes allemandes. Le train de déchets nucléaires castor ne passera pas comme ça ! Retrouvons-nous à Valognes le 22/23/24 novembre 2011 pour le bloquer et imaginer des perpectives. Rassemblement et manifestation, le 24/11, 11h, Valognes La catastrophe de Fukushima se rajoute à la longue liste de l'horreur quotidienne du nucléaire, mais il n'est plus temps de s'étonner de cette réalité. Si pour certains elle est l'alibi d'un contrôle et d'une gestion de la vie plus poussée, elle attise pour d'autres un sentiment de colère qui ne se dissout pas dans le fatalisme ambiant ou l'attente désespérée d'une échéance électorale. C'est par un geste fort porté collectivement à l'intérieur même du pays le plus nucléarisé du monde que sortir de cette impuissance devient tangible. En novembre prochain partira le dernier transport de déchets nucléaires CASTOR (Cask for Storage and Transport Of Radioactive Material) de La Hague à Gorleben en Allemagne. Voilà qui nous donne une occasion d'agir. La question des déchets constitue le maillon faible de l'industrie nucléaire, et l'illustration la plus frappante du scandale qu'elle est dans son ensemble : on ne sait pas plus s'en débarrasser aujourd'hui qu'il y a soixante ans - on les envoie finir leur demi-vie sous terre à Bure, en Lorraine, ou à l'air libre en Sibérie. Le transport de novembre 2010 a été marqué par une très forte mobilisation en Allemagne. Depuis 15 ans, pas un train ne passe sans embûches. La diversité des pratiques de blocage permet un véritable harcèlement sur la quasi totalité de la ligne: par exemple, quand 50000 personnes manifestent à Dannenberg, 400 paysans du Wendland stationnent leurs tracteurs pour bloquer les convois policiers, tandis qu'à Hitzacker, 1400 personnes s'invitent sur les voies. L'an passé, l'arrêt du convoi durant quatre jours a rendu plus onéreux la sécurisation du transport que le transport lui-même. Ce que nous proposons, c'est donc de nous approprier les méthodes les plus éprouvées du mouvement anti-nucléaire allemand et de doubler le traditionnel rassemblement de Valognes d'un camp de deux jours, d'où partent actions et réflexions. Il existe d'ors et déjà des collectifs locaux constitués ces derniers mois à la suite de Fukushima, ainsi que des personnes qui s'organisent contre le projet de ligne Très Haute Tension dans la Manche, en Mayenne et en Ille et Vilaine. Nous appelons au rassemblement le plus large possible afin de bloquer le train CASTOR à son point de départ et pourquoi pas sur tout le reste de son trajet. Après la grande manifestation de Rennes du 15 octobre, ce serait une façon d'insuffler un nouvel élan à la lutte, de relancer le mouvement anti-nucléaire en France et, qui sait ?, d'un jour vaincre. La fermeture de la centrale de Fessenheim repoussée de dix ans. Un président de la République qui ne voit pas en quoi la catastrophe de Fukushima pourrait remettre en cause l'industrie nucléaire française. La présidente d'Areva qui, à peine limogée, trouve refuge au conseil d'administration d'un quotidien national réputé « de gauche ». Comme le nuage de Tchernobyl en son temps, il semble que les effets dévastateurs de l'explosion de Fukushima sur le consensus nucléariste doivent une nouvelle fois s'arrêter aux frontières de la France. La folle arrogance des nucléocrates hexagonaux n'a pas de limites : l'Allemagne décide de sortir du nucléaire, c'est un « cas isolé ». La Suisse puis l'Italie lui emboîtent le pas : tant mieux, on leur vendra notre électricité. Un peu plus et on nous expliquait, diagrammes psychologiques à l'appui, que si le Japon, à son tour, veut en finir avec ses centrales, c'est en vertu d'un excès passager de radiophobie. Partout dans le monde, le tissu de raisonnements spécieux, de promesses mirifiques et de mensonges éhontés avec lequel se soutenait le lobby nucléaire se déchire. Fukushima a exposé aux yeux de tous l'incroyable bricolage à quoi se réduit le fonctionnement quotidien d'une centrale dans le pays « le plus avancé technologiquement au monde ». On ne peut plus ignorer sans mauvaise foi la démission soudaine de tous les responsables dès que survient l'accident, l'impuissance du gouvernement japonais à faire face à la moindre des conséquences de celui-ci, les dosimètres distribués aux écoliers pour déguiser cette impuissance en constat scientifique, le réhaussement aléatoire et opportun des seuils de toxicité admissibles par l'organisme humain, bref : l'incompatibilité entre le nucléaire et le fait d'habiter quelque part sur la planète Terre. Tandis que s'effondrent tous les arguments économiques en faveur de l'atome, les Etats les plus lucides laissent derrière eux ce monstre incontrôlable. Avec ses projets d'EPR, d'ITER, avec son MOX et ses « dommages collatéraux » que des territoires entiers subissent à l'extérieur de l'Europe, la France fait de plus en plus l'effet d'un malade en plein délire qui divague dangereusement dans le concert des nations. A voir l'Etat français engloutir depuis des décennies des milliards en pure perte, on se dit que s'il s'agissait d'un individu, cela ferait bien longtemps qu'on l'aurait mis sous curatelle. Mais la passion nationale des grands équipements et des nouvelles technologies, le rêve d'exporter un jour quelque chose d'autre que du vin, des armes et des bagnoles rencontrent ici les intérêts bien compris d'une mafia économique, d'une secte de scientifiques et d'ingénieurs qui se croient une élite. Pour le lobby nucléariste français, la seule façon d'échapper à la sanction de tous ses crimes et mensonges passés est d'en commettre d'encore plus énormes. Si la population a été un jour prise en otage, c'est par ces gens et cette démence-là. Le nucléaire en France est un cauchemar dont Fukushima doit sonner le réveil. Pour commencer, il faut reconnaître l'échec des hypothèses qui ont porté les réseaux anti-nucléaires de la phase précédente. 1- L'hypothèse qu'il suffirait de « faire de l'information » et de faire pression sur les élus, qui ne seraient pas assez au fait de la menace nucléaire, a été battue en brèche par Fukushima : tout le monde sait désormais. Des sondages veulent bien admettre que 60 % de la population française ne veut plus du nucléaire et pourtant rien ne change. C'est donc que le problème nucléaire en France n'est pas une question technique d'argumentation rationnelle et de transparence de l'information, mais une question politique de rapport de force. Si le gouvernement allemand, clairement nucléariste, a décidé de sortir du nucléaire sous dix ans, ce n'est pas en vertu d'une soudaine illumination de la raison, mais grâce à la puissance d'un mouvement capable d'agir et de mettre des centaines de milliers de gens dans la rue. 2- Les luttes anti-nucléaires historiques en France et ailleurs dans le monde n'ont jamais remporté de victoire qu'à condition d'avoir une forte emprise locale. C'est au fond la différence entre Plogoff et Malville. C'est aussi l'explication de la longevité et de la vigueur intacte de la mobilisation allemande dans le Wendland contre les transports de déchets Castor. C'est donc pour commencer localement qu'il faut s'organiser, et de là être capable d'en appeler au soutien de tous ceux qui viennent d'ailleurs. 3- Le problème nucléaire ne se pose pas en termes de risques qu'il faudrait gérer et idéalement faire tendre vers zéro. Il n'y a pas le fonctionnement normal du nucléaire et ses regrettables accidents. Lorsqu'il se rappelle à nous périodiquement, par une catastrophe tonitruante, on en oublierait presque que la catastrophe tient tant dans ses dysfonctionnements que dans ce qu'il empêche même en parfait état de marche. Le nucléaire irradie au moins autant nos imaginaires que nos thyroïdes. Tous nos possibles s'éclipsent derrière l'échelle démesurée qu'il impose. De telles infrastructures, quadrillant des milliers de km², induisent une gestion et une organisation à cette mesure. Quant à la dangerosité, elle sous-tend une parfaite maîtrise des "populations" vivant sur les territoires impliquées. Le nucléaire contraint à un monde globalisé et pacifié; il réalise en cela l'idéal du crédit sur plusieurs générations. Et, tout comme l'économie, la nécessité de s'en défaire apparaît impérieusement à quiconque ne voit pas, dans la perpétuation de ce monde, un horizon désirable. 4 - La nécessité de nous opposer au nucléaire ne signifie pas qu'il faille lui opposer les « énergies alternatives », sous peine de nous retrouver aux côtés des nouvelles mafias industrielles qui exproprient les paysans des Pouilles et bientôt du Maghreb pour y construire leurs absurdes centrales solaires, et pour finir aux côtés du CEA devenu entre-temps Commissariat aux Energies Alternatives. La ligne de partage n'est pas entre le nucléaire et les énergies alternatives mais entre une production d'énergie centralisée, commerciale et gérée par en haut, et une production décentralisée, contrôlée localement et renouvelable ; une production en contact direct avec les besoins qu'elle doit satisfaire. C'est seulement à l'échelle locale que se dissout l'alternative entre le nucléaire et la bougie : car là les besoins existants peuvent se donner les moyens de la production qui leur est nécessaire, et en retour les possibilités de production peuvent redéfinir intelligemment les besoins. Il faut cesser de penser la question de l'énergie en terme national si l'on entend sortir de l'impuissance. 5 - A quelque tendance du mouvement anti-nucléaire que l'on appartienne, il faut cesser de faire grief de notre échec collectif à telle ou telle autre tendance. Ce mécanisme de division atavique nous dédouane certes de toute responsabilité, mais nous condamne à perpétuer les causes de notre faiblesse. L'enseignement qui nous vient du mouvement allemand est précisément que les différentes tendances peuvent coexister sur une base pratique, en ayant chacune son mode d'action. A partir du moment où toutes poursuivent sincèrement le but commun d'en finir maintenant et par elles-mêmes avec le nucléaire, aucune n'a de titre à condamner la stratégie adoptée par les autres. La permanence des luttes de chapelles en France n'exprime que l'insuffisance pratique du mouvement. C'est justement par les différentes manières de se rapporter aux gestes de lutte sur un territoire que les luttes du Wendland ou du Val de Susa (la vallée italienne opposée à la construction d'une ligne de TGV) ont trouvé leur force. Maintenant que des Etats s'engagent à renoncer au nucléaire, poussons avec force vers une sortie totale et immédiate. Ne soyons pas dupes des effets d'annonce gouvernementaux, comme celles d'une sortie « responsable » du nucléaire en 30 ans : il se peut bien que ce ne soit pour les dirigeants qu'une façon de gagner du temps, et qu'ils reviennent sur cette décision dès que l'occasion s'en présentera et que l'émotion sera retombée. Le nucléaire a la peau dure. Dans la mesure où l'on ne peut laisser nos vies entre les mains d'aucun dirigeant, la seule garantie de l'exécution effective des décisions prises est justement la permanence et la puissance du mouvement. On a assez joué avec nos vies. Nous ne nous laisserons pas gérer dans le cadre de la dénucléarisation comme on a pu gérer notre nucléarisation. La manifestation du 15 octobre à Rennes sera l'occasion de nous retrouver à la fin du cortège, pour discuter plus largement du camp de novembre à Valognes. Les détails de ce camp seront sur le blog. N'hésitez pas à nous contacter pour les différentes contributions logistiques que chacun ou que chaque groupe pourrait apporter, comme des cantines, des barnums, etc. Pour plus d'infos : http://valognesstopcastor.noblogs.org/

mercredi 23 novembre 2011 à 10h

Attenion: le train de déchets nucléaires a été avancé de 24 heures. Tout le programme est donc avancé de 24 heures. Le camp a donc lieu du 21 au 23 novembre (et non pas du 22 au 24) Areva avance le depart du train, nous avancons le debut du camp Tous au camp de valognes des le 21 novembre ! Rassemblement pour le départ du train mercredi 23 novembre a 10 heures du matin Pour la première fois depuis des années, un rassemblement massif en vue de bloquer concrètement l'industrie nucléaire prend forme. Fort de nombreux soutiens partout en France et en Europe, alors que des dizaines de médias nationaux comme internationaux couvriront le rassemblement, ce qui s'annonce comme le départ d'une mobilisation d'ampleur contre le nucléaire effraie. Areva, appuyé par l'Etat, a fait du forcing cette semaine pour charger son train radioactif avant l'heure. Appeuré par la résistance qui s'annonce, Areva est prêt à stocker sa radioactivité des heures durant tout le long de la France pour ne pas arriver en Allemagne trop tôt. Qu'ils ne s'inquiètent pas. Nous serons présent en masse mercredi 23 à 10h pour bloquer le train. Pour la première de nos initiatives nous avons déjà un impact sur le convoi. Les nucléocrates prennent peur: gardons l'offensive, brisons leur arrogance. Rappel : conférence de presse par le collectif lundi 21 novembre, 16 heures au bar la Civette, 1 rue de la Poterie à Valognes Le collectif Valognes stop CASTOR Contact presse : 06.28.94.72.13 PS : suite à de problème de mise à jour du blog, nous vous invitons à consulter et à diffuser le lien direct http://valognesstopcastor.noblogs.org/?p=621 , pour suivre les dernières informations concernant le camp et le rassemblement. Source : message reçu des organisateurs le 20 novembre 19h

vendredi 18 novembre 2011

Fukushima est bien pire que Tchernobyl




"Fukushima est bien pire que Tchernobyl"



Bien que certaines personnes ne soient pas de son avis, Helen Caldicott, experte en nucléaire, crie haut et fort que Fukushima est pire que Tchernobyl.

Cette militante anti-nucléaire australienne et médecin étudie depuis plus de trente années les conséquences des armes nucléaires. Aussi, concernant Fukushima elle ne mâche pas ses mots en affirmant que « ce qui est arrivé au Japon est bien pire que Tchernobyl qui a contaminé 40% de l’Europe ». Dans son dernier rapport, tout en n’oubliant pas la souffrance liée à Tchernobyl et le quasi-million de personnes décédées, elle précise que la situation dans laquelle se trouve la centrale nucléaire de Fukushima est encore moins enviable.

Un désastre d’une ampleur incroyable Helen Caldicott explique que «jamais auparavant, six réacteurs nucléaires d’une centrale n’ont été si gravement endommagés au même moment » et précise que « ces réacteurs sont condamnés. Elle rappelle également à nos mémoires que par le passé trois des ingénieurs impliqués dans la création de Fukushima ont quitté le projet parce qu’ils savaient que la région présentait des risques incommensurables de séismes ».

Que s’est-il vraiment passé à Fukushima?
Le séisme a endommagé la centrale et stoppé le refroidissement des réacteurs. Egalement détruits, les générateurs de secours n’ont pu entrer en action et rétablir le refroidissement. Les barres de combustible ont
alors terriblement chauffé, elles ont fondu ! Les toits des réacteurs ont été soufflés par des explosions. Ces barres sont tellement radioactives que si vous les approchez, vous décédez en quelques minutes.

U r a n i u m e t P l u t o n i u m                                                              
L’uranium utilisé ne se décompose qu’après 4,5 millions d’années, voilà comment on peut empoisonner notre civilisation. Helen, notre physicienne nous précise que : « L’un des éléments les plus meurtriers est le plutonium, un millionième de gramme inhalé provoque le cancer. Si l’on répartit un demi-kilo de plutonium à travers le monde, toute la population mondiale pourra souffrir d’un cancer. Fukushima contenait 250 kilos de plutonium... ». S’il se dispersait à l’air libre, ce serait suffisant pour dire adieu à l’hémisphère Nord.

Les aliments en danger
Et ça ne s’arrête pas là..., précise Helen. Les éléments radioactifs n’ont n’y goût, ni odeur particulière, on ne peut pas les reconnaître. Seul un compteur geiger pourrait les détecter. une fois ingéré, il faut cinq à soixante ans pour développer un cancer. « La nourriture contaminée le restera durant 600 ans ! Et le pire est qu’il n’y a plus rien à faire...» nous dit la physicienne.

Helen Caldicott navigue entre l’Australie et les États-unis où elle continue à donner des conférences afin d’exprimer son avis sur le nucléaire...

mardi 8 novembre 2011

Fukushima, tournée mondiale

A l’instar de ces vedettes négligées en France et qui font leur show en Russie, ou au Japon, la centrale la plus célèbre du monde entame, elle aussi, une tournée mondiale dont les retombées, hélas peu populaires, commencent à se faire connaitre.
Pour le lancement de cette tournée, 100 000 japonais sont attendus le 11 septembre à Tokyoafin de manifester.
Paris, c’était le 31 aout (lien) et dans la région Lyonnaise, la centrale du Bugey recevra le 15 octobre la visite de quelques milliers de citoyens indignés par la volonté du gouvernement de prolonger la vie de vieille cette centrale de dix ans.
Mais avant de faire le tour du monde, la centrale de Fukushima s’est d’abord rodée au Japon.
6 quartiers de la ville comptent plus de 1,48 millions de becquerels de césium 137/m2, ce qui n’est une surprise pour personne (lien) et s’il faut en croire le docteur Kodama, directeur de radio-isotope Center de l’université de Tokyo, cette dernière n’a pas été épargnée puisqu’il y a mesuré au mois de mars 5 micro Sv/hvidéo.
Au-delà de TokyoOlivier Gaurin, français vivant au Japon, annonce sur son blog diverses mesures comme à Minami Soma entre 0,88 à 48,18 millisieverts, Tamura, de 1,75 à 35,04 millisieverts, àKawauchi-Mura de 1,75 à 41,17 millisieverts, à Hirono de 2,63 à 15,77 millisieverts, et à Naraha de5,26 à 14,02 millisievertslien
135 000 japonais ont été déplacés et attendent depuis de longs mois qu’une solution leur soit proposée, car on sait aujourd’hui qu’ils ne pourront pas retourner dans leur foyer au moins avant 20 ans.
C’est un journal japonais, le « Tokyo Shimbun », qui nous l’apprend : Les rejets de césium 137 àFukushima sont déjà 168 fois plus importants qu’à Hiroshima : bien sur, si la bombe lancée par les USAa tué immédiatement 140 000 personnes, il n’en va pas de même pour la catastrophe de Fukushima, et le macabre décompte des morts se fera au moins pendant ¼ de sièclelien
Mais déjà, on a appris qu’après avoir travaillé une semaine en août dans la centrale, un ouvrier vient de mourir d’une leucémie aigüe, mais Tepco n’hésite pas à affirmer que cette mort n’a pas été provoquée par les radiations. lien
La carte la radioactivité du Japon est maintenant définie, même si, tant que le problème ne sera pas réglé, la pollution va continuer au fil des mois à augmenter, et toucher de nouveaux secteurs.
On peut la découvrir sur ce lien
D’autre part, la chaine alimentaire est maintenant clairement polluée : de nombreux aliments japonais ont d’une part, soit échappé au contrôle, soit ont étés volontairement distribués aux Japonais.
Le 25 aout 2011, on a appris que de la viande de bœuf contaminée au césium avait été distribuée dans 16 écoles à Kanagawa.
Bien évidemment les autorités japonaises en reconnaissant l’erreur commise, affirment que, vu la quantité ingérée par les enfants, leur santé n’est pas menacée. lien
Ohtsuka, le ministre japonais de la santé ne disait pas autre chose, le 4 juillet dernier, reconnaissant que de la nourriture contaminée avait été malheureusement distribuée, les contrôles n’ayant pu être effectués à temps. lien
Ce n’est pas un cas isolé, on sait aujourd’hui que pour la seule ville de Yokohama84 000 étudiants ont été forcés de consommer de la nourriture contaminée.
Dans le journal « Fukushima Diary » des japonais ont lancé un véritable « S.O.S » : ils constestent la décision du ministre de la Pêche lequel lancé un slogan « soutenons le Japon nord en consommant leurs produits agricoles » (Fukushima y compris) sans envisager un contrôle de ces produits « promotionnés ».
Certaines chaines de restaurant se flattent même de proposer de la nourriture non contrôlée.
En attendant à Fukushima ça fume de plus belle comme on peut le voir sur cette vidéo du 2 septembre 2011.
Mais au-delà de ces contaminations plus ou moins volontaires, ce serait oublier qu’il existe des courants marins, et que les poissons ne s’arrêtent pas aux frontières des pays.
L’un des responsables du déplacement de la radioactivité est le Kouroshio  : Ce courant marin se déplace à 1,7 m/s et se prolonge par la dérive Nord Pacifique, baignant les cotes de la Colombie Britannique, après avoir longé les cotes chinoises. lien
Un autre, courant issu du Kouroshio, est le Contre Equatorial Nord qui lui vient visiter les cotes Californiennes. lien
Dans cette course sans fin, ils apportent régulièrement les 76 trillons de becquerels de plutonium déjà déversés dans l’océan par la centrale de Fukushimalien
Les cotes de la Colombie Britannique, au Canada en savent quelque chose, puisque des saumons ont été mesurés à des taux de radioactivité largement supérieurs à la norme.
Toronto doit aussi se prévenir maintenant de pluies radioactives et l’on peut découvrir dans cette vidéo du24 aout les taux importants de radioactivité qui ont été mesurés.
Les Etats-Unis ne sont pas à l’abri :
Dès le 18 mars, des taux de plutonium 238, et 239 , respectivement 43 fois et 11 fois plus élevé que la norme répertorié durant les 20 dernières années, on été mesurés en Californie et à Hawaï. lien
Grâce à une carte de simulation réalisée par le CEREA concernant les dépôts de césium 137 (demi-vie ou période de 30 ans) on a maintenant la confirmation que les Etats Unis ont été plus polluée par Fukushima que l’Ouest du Japon et que la Sibérie Russe et l’Alaska n’ont pas été épargnés. lien
En Australie, des taux de plutonium non négligeables en provenance de Fukushima on été mesurés. lien
La Chine dénonce à son tour la pollution qu’elle subit, et qu’elle va subir encore pendant de longues années.
L’administration chinoise estime que l’Océan Pacifique à été clairement pollué par les rejets deFukushima  : du strontium 90 (29 plus que la norme) a été découvert dans un calamar.
D’autre part, du césium 134 a été découvert dans des organismes vivants le long des cotes de la Chine.lien
Mais la pollution arrive aussi par les airs, et l’on se souvient que le panache radioactif avait touché laFrance une première fois à partir du 23 mars 2011. Bien sur les autorités ont affirmé qu’il n’y avait rien à craindre, et que s’il est vrai que des particules radioactives avaient bien été mesurées, elles ne représentaient pas de danger à ce moment. lien
Sauf que depuis près de 6 mois, la centrale japonaise n’a cessé de cracher césium et plutonium, et que logiquement, la densité dans l’air de ces pollutions augmente au fil du temps qui passe.
Comme le dit ACRO (association pour le contrôle radioactivité dans l’ouest) : « cette contamination aussi faible soit-elle n’est pas normale et ne doit pas être banalisée. En effet, avant la catastrophe de Fukushima, on ne trouvait ni iode 131, ni césium 134, ni césium 137 dans l’herbe, en France ». lien
La Criirad (commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) est aussi à l’œuvre, et l’on peut sur ce lien constater la présence des rejets radioactifs rejetés par la centrale japonaise grâce à un réseau de balises bien plus fines que celles proposées par l’IRSN.
Une pétition a été lancée pour une transparence totale sur la radioactivité de l’air que nous respirons. lien
Une carte du monde pollué par la catastrophe vient d’être établie. vidéo
Peut-être aurions-nous du réfléchir au discours prononcé par Oppenheimer, le père de la bombe atomique, après l’explosion de celle-ci en 1945 : « Nous savions que le monde ne serait plus jamais le même, quelques personnes riaient, quelques personnes pleuraient, la plupart des gens étaient silencieux, je me suis souvenu d’une ligne des écritures hindoues, la Bhagavad-Gita : Vishnou tente de persuader le Prince qu’il devrait faire son devoir et pour l’impressionner prend une forme aux armes multiples et dit : « maintenant, je suis devenu la Mort, le destructeur des mondes ». Je suppose que nous pensions tous cela d’une façon ou d’une autre ». lien
On comprend mieux la récente déclaration d’Eva Joly qui veut en finir avec les armes nucléaires, rappelant que 4 milliards d’euros sont dépensés annuellement pour les entretenir. lien
En France, non content de continuer le programme nucléaire comme si de rien n’était, on est en train d’installer un terminal géant méthanier pour 1,5 milliards d’euros à quelques encablures de la centrale nucléaire de Gravelines, complété par 3 réservoir de gaz de 190 000 m3 chacun. lien
Le « fleuron » de notre industrie nucléaire, l’EPR, connait quelques défaillances : des trous béants laissant apparaitre la structure métallique du béton armé ont été constatés. lien
Ca ne semble pas émouvoir l’autocrate présidentiel qui continue de croire au programme nucléaire français, dur comme fer.
Car comme dit le chat de mon vieil ami africain :
« Dans le passé, il y avait plus de futur que maintenant ».
L’image illustrant l’article provient de « alterinfo.net »
L’article provient de : 
"http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/fukushima-tournee-mondiale-99992"

mardi 19 avril 2011

Histoire du Nucléaire

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Japan Meteorological Agency Site météorologique Japonais catastrophes météorologiques. Traduire avec Google traduction. http://www.jma.go.jp
Areva A rev a Thor "Plus fort que la nature" http://www.areva.com/